LOUIS V PERSECUTE SA MKRE
Emma, abandonnée de toute la cour royale, trouva m refuge aiiprès de Hugues Capet, des conseils auprès d'Adalbéron de Reims, de Théophano et surtout d*AdéIaïde^ enfin un appui che^ les comtes Eudes et Herbert qui lui gardèrent la fidélité qu'ils avaient montrée à son main. €<* fut sur le consîeil de ces derniers qu^Ascelin alla à Dourdan demander a^ile à Hugues Gapetv L'évêque de Laon, daus une circulaire qu'il adressa k ses confrères de la province de Reims, protesta de son innocence et leur interdit de conférer les sacrements dans son évôché ^
Une des conditions imposées à l'archevêque lors du siège de Reims avait été de raser les châteaux de son diocèse appartenant à l'empire, c'est-à-dire Mé^îières et Mouzon*; naturtitletiient Adalhoron n'en avait rien fait. Louis V s* résolut alors à s'en emparer lui-même. Mair* ses projets furent démasqués par Gerbert qui exhorta T archevêque â mettre une nombreuse garnison dans ces forteî'esses et à ne pa!^ laisser s'éloigner son neveu Herilon et ses autres parent:^. On craignait sans doute qu'ils ne fussent surpris pai' Tarmée du rot deFrance\ Ces pn^cautions réussirent à écarter le danger; du moins on ne voit pas que Louis ait mis son projet àeiècntion* U découvrit bien vite que les comtes Eudes et Herbert étaient partisans d'Emma et d'Ascelin. Il les effraya alors tellement par ses menaces que ceux-ci se rapprochèrent du parti impérial et qu'on put espérer qu'ils consentiraient a
1. Voyez la lettre éplorée qu'Emma dicta à Gerbert à l'adresse de sa mère Adélaïde, lettre 91. Cette lettre confirme et justifie les soupçons de Louis V (sans excuser sa conduite, bien entendu): « ..,Oue « votre belle-fille (Théopïiano) me rende sa faveur; rendez la àccesïf sible à mes priêrets. Qu'il me soit permis d'aimer son fils (Otton lïl), « puisque le mien est devenu mon ennemi. Attachez à ma cause les « grands de votre royaume ; mon alliance leur sera utile.,, préparer a aux Français dei* obstacle.s du côté où ils ne les attendent pas, afin w d'arrêter la fureur de leurs attaques contre vous (ou contre nous).j*
2. Lettres de G<;rberl, letire 9i. « Laudunensis episcopus con^ilio tt Oltoniset Heriberti sibi faventium ducem adiit^ eo loci, quem dicuni « Dordingum. »