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Lettre 152 adressée à Rémy, moine de Téglise de Trêves

244 INTRIGUES DE f^îiRBERT ET i/aRNOUL [989]

service d'Otton III à celui de Hugues Capet, c*est nn^aaepour ne pas juiraitre se soustraire à rautorité du premier qu'il n'a pas été trouver le roi de France, mais ses offres sont brillantes et bien tentantes; Gerbert néanmoins ne fera rien sans Tavis de son correspon<laut\ C'était mettre celui-ci au pied du mur; nous, verrons bientôt que Gerbert n'eut pas à s'en féliciter. D'autre part, il avait exagéré dans sa lettre les sentiments de bienveillance de Hugues*, ou bien i] s'était fait de cruelles illusions à cet égard. Il surgit en effet un autre candidat auquel il ne s'attendait guère. ArnouK le fils naturel de Lothaire, qui avait livré Laon à son oncle Charles, fut tenté par l'espoir de gagner le magnifique archevêché de Reims, Quand les hommes de cette époque étaient possédés de quelque désir, rien ne les arrêtait pour le satisfaire. Arnoul n'hésita pas un instant à trahir Charles. Il négocia à la fois avec les habitants de Reims et avec Hugues Capet Aux premiers, il promit toute son indulgence, toute sa bienveillance, s'ils l'élisaient archevêque'*; au roi, il offrit d'abandonner Charles, de lui jurer à lui-même fidélité, et de prendre en tout son parti; il alla morne jusqu'à s'engager à lui livrer la ville de Laon à bref délai. Arnoul trouva auprès du roi lui-même deux partisans illustres pour T appuyer, Ascelin et Brunon, èvéque de Langres. Le premier n'était sans doute guidé que par le désir de rentrer le plus vite possible en

L Lettre 150. M. Havet(p* 132, n. 5) la suppoi^e adressée soit à Ecbert* soit à un grand periiounage do la cour d'Otton 1 11. — La phra.se : w ea *i grada regem adîre distuUmus ne forte ab eo rapti, vestra impena d refugisse videreintir, ob dQlcib:^imQm affecttim cari patns mei Adal- « ber. omnibus mortalîbuis anteponenda, quem in vohis quodammodo H intueri décidera bile est. u fait pencher pour ta première supposition. Dans les deux dernières annèe^î de sa vie, Adalbàron entretint en effet avec Ecbert une étroite amitié attestée par la correspondance de Gerbert. (Vuy. entrVatres les lettres i04, 106, 108, 109, 114, 121, 125, 126, 135).

2. Dans l'espérance qu'on lui olTrirait en retour une position d'autant plus avantageuse, « Gerbert marchande son acceptation afin d'obtenir des olTres plus précises et plus avantageuses a (Havel, p. 132, n. 5). — Gerbert nourrissait depuis longtemps cet espoir d'obtenir un évêché de Tempire. Nous avons déjà vu qu'en août 983, il avait préparé d'avance deux lettres dans le cas où il en obtiendrail un (voy, p. 226, n. 2).

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