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Gerbert, lettre

246 HUGUES GAPET A REDfS f9B9)

à rempire\ Mais Hugues avait laissé aux habitants de Reims le soLii de se choisir leur évi^ue. Il ne pouvait prendre à lui seul une décision sans manquer honteusement à sâ parole. D'autre part, il fallait en finir; un mois etpbis s étaient écoulés en négociations depuis la mort d'Adalbéron*.

Le roi se décida à retourner à Reiras et à imposer sa volonté aux Rémois^ tout en ayant Tair de prendre leur avis. Il réunit donc le clergé et le^? principaux habitants', leur exposa les offres d'Arnuul sans dissimuler qu'il les trouvait fort avantageuses, mais on feignant toujours de les laisî^er juges de ces promesses. Les habitants de Reims rt^pondirent qu'Arnoul leur avait fait récemment les mûmes promesses de dévouement au roi, de bienveillance à leur égard; mais il était jeune'j on ignorait ses mœurs, son caractère; finalement ils conseillaient iï Hugues de prendre un supplément d'informations''. Les résultats de cette enquête n'étaient guère

1. ïf Hugues fut n la fois maladroit et ingrat n dît M. Havet (/n/rorf . p. x\i). Iiif^rat, l\ rnu[) sun maladroit, iioo pas. Hugues ûvîùt pu soutenir la politique d'Adalbérou et de (Jertjcrt quaud c'éiait tout prolît pour lui ; mais une fois sur le trùiie il eut élu absurde â lui de l^ continuer. Tôt ou tard^ les Capétieus devaient hériter fatalement des sttidiments des CaroJuigienH vis-à vis de rAllema^ne et de lettr.^ prétérit ions sur la [-orramc. MM, Luchaire et Pfister Tout démontre, — Uu^'ue:s coimaîssait les seuliments de dévouement de Gerhert potir Otton m. H ne pouvait sans danger lui confier aloi^ un poste aussi important 400 Tandievàché de Heimii. S'il le fit deux ans plus tard, c'eM que les circouî^lanceii étaient changées; du tout au tout. La défense qu'il fit à Arui>ul d^aller trouver Théophano (voy. plus loin, p, 251) montre que Hugiieis s'était parfaitement rendu compte de la situation Il ne coulia d'ailleurs révMié à Arnoul qu'après avoir pris ù son égard les précauticïus îes plus mi nuti eusses. Elles furent inutiles. Il est vrai, mais Hugues fut victime de la fatalité^ unllenient de sou imprudence.

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