‹ Les derniers CarolingiensChapitre 265 sur 376 · MACHINATIONS D*ARN0UI · texte numérisé non relu

MACHINATIONS D*ARN0UI

il récrivait plus tard, Arnoul projetait de ressusciter, fut-ce au prix des plus grands efforts, V « autorité royale presque anéantie chez les Français*. » Arnoul se décida enfin au mois d'août 989* à passer du rêve à Taction Le seul moyen d'accroître les ressources et la puissance de son oncle qui fut en son pouvoir était bien simple : c'était de lui livrer la ville et le diocèse de Reims. Mais d'autre part Arnoul ne voulait pas avoir l'air de violer ouvertement les serments prêtés à Hugues moins de six mois auparavant. Il fi tait bien difficile d'accorder entre eux ces deux sentiments. Après s'être coucerté avec son oncle Charles, voici ce qu'il imagina : il inviterait les principaux seigneurs de la province à venir le trouver à Reims sous prétexte d'une affaire importante. Ceux-ci réunis, Charles arriverait de nuit devant la viUe ; un homme sûr lui ouvrirait les portes, se saisirait des seigneurs ainsi que de l'archevêque et les jetterait en prison. Ce coup de filet lui livrait non seulement la ville, mais tout le diocèse ou comté de Reims dont il tiendrait les seigneurs entre les mains. Ce plan d'une fourberie consommée fut suivi a la lettre'.

Arnoul commença par se faire prêter toutes sortes de serments par Manassès, comte de Rethel, et parRoger^ peut-être comte de Château-Porcien, tous deux vassaux de Téglise de

« testabatur. » (Cette phrase peut nous faire supposer avec vraisemblance que Renier était le vidame de Reims, car Arnoul montra la plus grande indifférence pour le fils de celui-ci fait prisonnier (voy, p. 257). « Cui cum a sacro conventu diceretur quae Arnulfus de régis « infidelitate denegaret, tali cum sermone aggrtssus est, Cur omnem V populum tuo errore perdis? Nescis quae ante urbis traditîonem juxta « fluvium Axonam mihi retuleris ? Et ut omnium melius recorderis^ « nescis te Ludovici amorem, filii Karoli, omnibus praetulisse morta- « libus, et si tibi placere vellem, ut de ejus sainte cogitarem ? Vade a ergo et scelera tua episcopis confitere, etc. a (Actes du concile de Saint'Basle, cap. 30, Olleris, p. 218) — Richer (IV, 32).

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