Gerbert, lettre
2. Ann, Jlildesheimenses, Wilmans (Jakrb.^ p, 65, n, 6), Ilavet, p. 83, n. 7.
3. Gerbert, lettre 160. — Au concile de Saint-H-isle, on reproclia à Arnoul a d'avoir recherché des entrevues avec l'impératrice Thèuphano « et les ennemis du roi contre la volonté et les intértHs de celui-ci » {Actesi du Conc. de S. B., c. 31, Olleris, p. 218). — MM, Ûlien=. (p. civ), Giesebrecht {Kaiser gesch., I, 617), Sepet (p. 151). Lucliairû (II, 204-205) ont prétendu que Théophano prit une part ncmisidérable à l'élection d'Arnoul. C'est une erreur, Hugues Capet se iiéftait alors de Théophano, comme le montre sa défende à Anwul d^aller la rejoindre. L'élection de l'archevêque de lîeims dépendait en réalité du roi. Il écarta Gerbert précisément comme trop dévoué à Tempire. Si Théophano avait recommandé Arnoul, c'eut été ie plus sur moyen do le faire échouer. — D'ailleurs, au muinent/où Anioul fut élu, Théophano était à Rome. Ses relations avec Arn^yal sont donc certainement postérieures à sa consécration.
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Il se rendit probablement à cette entrevue avec Théophanb de retour d'Italie, car peu de temps après il obtint le pallium, objet de ses désirs \
Gerbert avait manqué rarehevéclié de Reims. Il comptait toujours qu'une compensation lui viendrait d'Allemagne. Mais devant des preuves trop évidentes de négligence el d'indifférence, il éleva un peu la voix, et, pour la première fois depuis cinq ans, hasarda quelques plaintes. Il rappelait son dévouement infatigable si peu récompensé, demandait une faveur quelque insignifiante qu'elle fût, faisait valoir la constance avec laquelle il avait reporté sur Théophano et son fib lafldélité jurée au soûl OttonlII ; il montrait que Tabandon où on le laissait était Topprobre de cens qu'il servait et faisait la joie de leurs ennemis. Il suppliait seulement qu on voulut bien ne pas décourager son dévouement et le rejeter dans un autre parti'.
Quand Arnoul eut satisfait son ambition et qu'il n*eut plus rien à désirer, ses senti raents pour sa famille reprirent peu à peu le dessus. <c II ^'apitoyait sur son oncle, il pensait à « lui, il Taimait, le chérissait comme le représentant de ses « parents. » Il s'était pris d'une vive affection pour son jeune cousin Louis, fils de Charles, et s'attristait à l'idée que cet enfant, qui aurait pu être roi, mènerait une existence précaire et sans honneurs. Un jour qu'il se promenait près des bords de l'Aisne, tout plein de ces pensées, il eut rîmprudonce de conlîer â Renier, un de ^es familiers, pour lequel il n'avait pas de secret, que Louis était 1 être qu'il chérissait le plus au monde et que le moven de se concilier ses bonnes gnkes c'était d'assurer le bonheur de cet enfant. Cette confidence devait être deux ans après la cause de sa perte\ Comme
U î^i^^her (IV, 31): a Nec inuîto post [elecHonem] a papa Romane K missum apûstolicae auctaritatis pallium atimpsît, »
2. Leities 158-159, écrites au début ou au milieu de mars 989 à un grand personrjn^'e île la cQur de Tliéophano. — II faut avouer que les plaintes Jr '^n^riiert étaient des plus justifiées et que la cour impénale faisaïf jifiMire à .^on égard d'une ingratitude encore plus grande que celle ûv W un*')^ ( apet
3. ftcnier fut itjr -nhàt dans le concile de Saint- Dasle w secreunim * ipsius (ArnuîK) piT-'^nuia cimscius et qui eum inter alla perjuria tt etiam contra m- nf* ,K»/am uxorem et filîam publiée perjurum pro-