Entre autres par M. Sepet
296 CAUSES DE L.V CHT^TE DES CAKOUNfimN»
V Allemagne contribua beaucoup à leur malheur. Leur hostilité contre les eraperours leur fut tout à fait funeste en les privant ^ruii appui précieux contre rinsubardinalinn des ducs de France. Qu'on s^maj^îne Lothaire, Louis et Charles amis de TEmpire; ils auraient été appuyés par Tbahile diplomatie? d\\(îalbéron et de Gerbert, et leur position aurait été iuattaquable, 11 est certain que les tentatives des derniers Carolingiens pour ressaisir la Lorraine furent une des causer capitales de leur déchéance. Mais qui oserait leur reprocher ces tentatives ? 11 sembla tonjonris étrange aux descendants de Cliarlo^ magne de voir le berceau de leur race sous la domination d'un Saxon. Malgré leur faiblesse, ils ne s'y résignèreTit jamais complètnment. Ce fut à la fois leur honneur et leur malheur. Néanmoins la cause prédominante qui amena la chute des CaroUngiens fut cet élément mystérieux, toutpuissant eu histoire, que les uns nomment la Providence, et que les autres appellent plus simplement !e hasard.
Les Carolingiens n'étaient pas bien puissants, mais ils auraient pu régner longtemps encore. Leur chute fut une surprise k laquelle personne ne s'attendait, pas même les HobertiensV. D'ailleurs leur domination, si elle se fût poursuivie, n'aurait fait que prolonger cet état d'antagonisme, plus ou moins latent ^ qui divisait le royaume en deux partis, celui du roi et celui du duc des Francs, et les paralyisait tous deux* Aussi, quelque peu glorieux que .soit ravénement des Capétiens, nous ne dirons pas que ce fut un malheur. Il fallait que Tun des deux partis disparût. Le triomphe rapide et définitif de Hugues évita par la suite bien des querelles sanglantes. C'est là le résultat réel de ravénement de la nouvelle dynastie, le seul qui mérite de nous inté* resser. Si on Ton visage avec intérêt, ce n'est pas par une sympathie inexplicable et injustifiable pour une race plut^H que pour une autre (la question de race est une triste suporstition)', mais parce qull y eut dans la suite moins de guerres
1. Hugues, nous l'avons vu, avQue qua si Louis avait laissé un fils ïî aurait fallu lui obéir. Louis V était trop jeune pour que te àyic tle !Yan<*e pût projeter de roL^iieillir hk saccessioo. 1) iry pens^aii certainement pas quiuKe jourt^ avant son él<3Ction.
2, Du moins quand on en fait je ne sais quel monstre métapbj-