T. IV, p. 148 et
2. Le P. Pagi l'avait déjà proposée et dom Vaissète l'avait très justement combattue.
3. « Inter quos fuit Odo rebellionum maxiraus qtii fuît Hlius Tcta baldi, etc. Quorum non dispar fuit secundus Odo, fîlîus scLliet^ a prions Odonis »
4. L. III, c. 2 et 9, éd. Prou, p. 57-58 et 89. Hugues de Fleury (Mon. Gei-m., SS. VIII, 368) ne fait que reproduire Raoul Glaber.
364 ADÉLAÏDE ET CONSTANCE [App. IX;
n'était sa parente qu'au 6« degré pour épouser une fille de Guillaume V qui lui eut tenu de beaucoup plus près. Reste donc la deuxième opinion, qui est la bonne, comme on le verra' quand nous rechercherons quelle était la mère de la reine Constance.
2** Guillaume III Taillefer, comte de Toulouse.
Il n*a rencontré qu'un partisan, mais illustre, Dom Vaissète. Dans une longue note de son Histoire du Languedoc^ y le savant bénédictin s'est attaché surtout à combattre Topinion qui voit dans Guillaume d'Arles le père de Constance. Mais quand il s'agit d'établir son propre système, Dom Vaissète a recours aux arguments les plus faibles. En réalité ils se réduisent à deux : P une interprétation d'une phrase de Raoul Glaber qui, nous venons de le voir, est insoutenable ; 2<* le passage suivant tiré d'une chronique: « Hic (Robertus) in « suum ascivit conjugium filiam Guillelmi, Tolosani comitis, « nomine Constantiam, cognomento Candidam, strenuam « sane puellam et suo nomine dignam. » Mais quelle autorité peut-on raisonnablement accorder à ce chroniqueur, moine dé Fleury-sur-Loire, qui termina sa compilation en 1108, « tempore paschali cum essem super fluvium Garonnae in « loco qui dicitur Scyrs* », et qui est si mal informé qu'il confond, comme nous le verrons, Constance avec sa mère Blanche? Le second argument est aussi faible que le premier, et l'hypothèse de Dom Vaissète ne peut être acceptée.
3° Guillaume P% comte d'Arles,
A priori ce personnage a pour lui toutes les chances, puisque les deux précédents doivent être éliminés. Disons de suite que la grande majorité des érudits qui se sont occupés de la
1. Cette note est reproduite dans la nouvelle édition, t. IV, p. 148-157.