Histoire du Droit, IV
2. L'ouvrage de M. Mourin a paru en 1869, celui de M. Hennebert en 1885.
3. Voy. Itevue critique de 1874, t. II, p. 163; Bévue historique de «ept.-oct. 1885, p. 223.
4. Norman conquest of England, t. I, 155-158, 193-194, 242-244, 618-619, etc.
5. History of Normandy and England by sir Francis Palgrave, t. I, p. 282. Remarquons ici que Paris n'a joué aucun rôle dans les événements qui amenèrent la chute des Carolingiens.
6. Varin, De Vinfluence des questions de race sous tes derniers Carolingiens. Paris, 1838, in-8.
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392 SUR LE CHAJÎGEMENT DE DYNASTIE [App. XI]
bonheur les idées régnantes qui attribuaient une grande influence aux questions de race sur les événements de l'histoire. Sur ce point Varin était en avance de plus de cinquante ans sur les érudits de France et d'Allemagne. Aussi n'eut-il aucun succès. Vingt-cinq ans après, M. OUeris fut amené par ses travaux sur Gerbert à examiner la thèse d'Aug. Thierry. Il en reconnut à son tour toute la fausseté et acheva de la renverser*. Il montra que, loin d'être le représentant d'un parti national, Hugues Capet était parent, ami et protégé de la maison de Saxe *.
Notons encore parmi les adversaires d'Aug. Thierry, M. Guadet qui conclut ainsi : « Lors donc qu'on voudra nous « montrer en Gaule au dixième siècle une population ger- « maine dominatrice et une population indigène qui se re- « lève et finit par rejeter hors de son sein des maîtres abhorrés, « nous répondrons que les faits ainsi groupés par masses « peuvent séduire la multitude, parce que l'esprit les em- « brasse sans la moindre peine ; mais qu'en réalité l'histoire « n'est pas faite ainsi tout d'une pièce et qu'en particulier « celle du dixième siècle ne ressemble en rien au tableau « qu'on veut faire ^ »
Mais la protestation la plus violente se rencontre chez deux historiens belges, Warnkœnig et Gérard. Ils ne cessent d'attaquer Hugues Capet et, après avoir rapporté sa participation à la trahison d'Ascelin, prononcent sur son compte les paroles suivantes : ce Tels sont les exploits par lesquels la « dynastie des Capets se substitua aux descendants de Char- <( lemagne. Et l'on ose dire aux Français que cette révolution « fut le produit d'un mouvement national ; que leur histoire « ne commence qu'à partir de l'époque glorieuse où la race « gauloise triompha avec Hugues Capet de la race des Francs. (( C'est à un peuple essentiellement brave qu'on représente le « plus lâche des attentats comme un fait héroïque et le plu:^ « ignoble des usurpateurs comme le chef de la première
1. Examen critique de la lettre de Af. Aug, Thierry sur Vexpuhion de la seconde dynastie franke. Paris-Clermont, 1863, in-8 de 25 p. Cf. Œuvres de Gerbert, p. xcvn et 529.