‹ Les derniers CarolingiensChapitre 51 sur 376 · LES ENFANTS DE LOUIS IV · texte numérisé non relu

LES ENFANTS DE LOUIS IV

aîné de Louis d'Outremer et de Gerberge, était né à Laon à la fin de l'année 941 *. Il avait donc treize ans révolus lors de son sacre. Il se trouvait avec son frère Charles, né en 953, le seul fils survivant de Louis d'Outremer : Henri, jumeau de Charles, était mort aussitôt après son baptême'; un autre fils également nommé Charles, né en 945, avait été donné en otage aux Normands Tannée suivante pour tirer son père de captivité'; il était mort, probablement prisonnier des Normands, en tous cas avant 953, puisqu'un des deux jumeaux qui naquirent alors reçut son nom. Quant à Louis, né en 948, il était mort à Laon, quelques jours avant que son père partît pour Reims où lui-même devait trouver la mort*. Une sœur de Lothaire, Albrade, était mariée à Renaud, comte de Roucy*; une autre, Gerberge, venait d*épouser Albert» comte de Vermandois*; une troisième, Mathilde, épousera une dizaine d'années plus tard Conrad, roi de Provence.

avec la royauté Carolingienne, à laquelleils ne cessèrent de rester soumis. — Adorij 2« continuation; Annales Blandin. (à 956), Ann. t'inon, maj.^ Floriac.^ Laub, et Leod., Lobiens,, Masciac, S. Mednrdi Suess., Nivern.

1. Flod., .4nn.,(à94l). — Les Annales de Sainl-Quentin donnent à tort 940. — Richer (III, 2) applique à Lothaire, lors de son couronnement, l'épithète de « duodennis ». Lothaire, baptisé en 942, un an après sa naissance, eut pour parrain Guillaume de Normandie. Dudon (éd. Lair, p. 198); Annales Gemeti censés {k 927), RotomaQenses{\ù..),Ulîc€nses{\à.'), du Moni'Saint'Mîchel (à 926), Cadomenses (à 935). — Le 10 avril 947 Lothaire se trouvait à Laon avec son père Louis, sa mère Gerberge, le duc Hugues, etc., et souscrivait une charte de l'évèque de Noyon, Transmare (( olliette, Hisloire du Vennandois, t. I, p. 561-562).

2. Hodoard, Ann. (à 953). — M. Auguste Bernard prétend que Charles fut établi roi en Bourgogne du vivant de Louis IV. Pour la discussion de cette opinion, voir Appendice III.

3. Flod., Ann. (à 945).— Widukind (II, 39, Mon. Germ., SS. IH, 448) l'appelle Karloman et prétend qu'il mourut à Rouen prisonnier des Normands.

Page 1