‹ Les derniers CarolingiensChapitre 86 sur 376 · ODELRIC, ARCHEVEQUE DE REIMS · texte numérisé non relu

ODELRIC, ARCHEVEQUE DE REIMS

envoyé en France porter cette sentence. Brunon s'empressa de la faire parvenir au clergé Rémois, et, en même temps, il lui fournit un candidat, Odelric, noble et savant chanoine du chapitre de Metz, qui, disait-on, descendait de Saint- Arnoul. Odelric, agréé par Lothaire et Gerberge, fut élu par le clergé de Reims et consacré à Saint-Rémy par Guy de Soissons, Roricon de Laon, Gibuin de Châlons, Hadulf de Noyon, Wicfred de Verdun*, après le 8 septembre et avant le 14 octobre 962'. Quant à Hugues, il se réfugia à Meaux auprès de son frère Robert, et ne tarda pas à y mourir de

veulent qu'il ait eu lieu après le départ de Tempereur. Cf. Vôgel (Ratherius, 1, 262). — Le texte de Flodoard semble plus favorable à cette dernière opinion. Quoi qu'il en soit, il est extrêmement probable que la volonté d'Otton V^ n'a pas été sans influence sur la décision des conciles de Rome et de Pavie.

1. L'évêché de Verdun dépendait de Trêves, non de Reims. Mais le Bavarois Wicfred avait succédé en 959 {Hxst, de Metz, III b., 74) à Bérenger, du vivant même de celui-ci, et Tarchevêque de Trêves refusant de consacrer Wicfred, ce dernier se fit ordonner évêque dans le concile de Meaux (?), 962. — Voy. Hugues de Flavigny {Mon. Germ,^ SS. VI II, 364), qui ajoute au récit de Flodoard : « Ubi ordinatus est « Wigfredus Virdunnensis episcopus, vivente adhuc domno Beren- « gerio... ordinatus est autem ab eis absque conscientia métropolite tani eo quod domno Berengerio inimicarentur... » — Cf. Contin. Gesl. ep. Virdun. — Voy. Diimmler (p. 339, n. 1).

2. Flodoard, Ann. (fin 962) rapporte l'élection d'Odelric après le récit d'un miracle arrivé à la Nativité de la Vierge (8 septembre) ; d'autre part Odelric est déjà qualifié « archevêque » dans la souscription d'un diplôme de Lothaire en faveur d'Adèle de Poitiers {Histor. de France, IX, 625) donné à Vitry le 14 oct. 962. — Odelric était fils d'un certain comte Hugues (Flod., Aiin.: « Hugonis cujusdam comitis « filium)>)et avait pour mère Eve (Wauters, Table chronoL, l.p. 376). Sa famille était noble et riche et se prétendait issue de Saint-Amoul de Metz. (Voy. Gallia christ. y X. Instrum., p. 17.) Elevé à l'école de Metz par l'évêque Adalberon, cousin de sa mère, il était un des personnages instruits de son temps ; il fit partie du collège de chanoines de cette ville et, le 31 mai 942, tout jeune encore, il était nommé abbé. (Voy. Ann. Bened., III, 463, 489. 507, 522. — Don Calmet, I, 357 et 365). — Cf. p. 64-65, Tableau généalogique. Richer(IlI, 18) prétend qu'Odelric avait un concurrent illustre soutenu par Hugues Capet et que celui-ci le prit en haine pour s'être fait appuyer par le roi. M. Sepet (Rev. quest. hist., VII, 466) suppose que le candidat de Hugues était Adalberon, le futur archevêque. Cette opinion paraît sans fondement. En réalité, nous ignorons le nom du concurrent d'Odelric. — Dùmmler {Otto der Grosse) et Kalckstein (p. 310) voient dans Odelric un soutien de l'influence allemande ; c'est assez probable, néan-

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