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86 LES DERNIERS CORSAIREÉES
Le vent a fraîchi. L’escadre est restée au mouil lage entre les bancs d’Ostende. Le 17 octobre, au
matin, le câble du Bégon se rompt, forçant Grieu à appareiller ; Thurot signale à toute l’escadre d’en
faire autant. Le surlendemain, le Bégon démâte de
son petit mât de hune et de son grand mât de perro quet : cette fois, l’escadre met en panne pour lat tendre. « Par besoin politique et précaution », la côte“ anglaise et écossaise de la mer du.Nord étant stric« tement gardée, Thurot relâche à Gôtheborg le 26 oc tobre. Le Faucon, séparé depuis six jours, l'y rejoints avec une prise. Thurot sait la présence dans ces parages
du omard, capitaine Pierre Allemès ; ce petit cotre,
actuellement armé par Pierre Tugghe, à a déjà servi. de découverte lors de sa précédente campagne : il l'avait pris sur les Anglais et confié à son premier lieutenant, pour remplacer le Gros- Thomas. Brisson part.