‹ Les derniers jours d'un philosophe entretiens sur la nature, les sciences, les métamorphoses de la terre et du ciel, l'humanité, l'âme et la vie éternelle Humpry DavyChapitre 18 sur 145 · XX PRÉFACE DU TRADUCTEUR · texte numérisé non relu

XX PRÉFACE DU TRADUCTEUR

dans l'idée qu'elles devaient régénérer le sang et perpétuer la santé. Davy commença précisément sa carrière scientifique par être attaché, dès 1779, à un établissement de ce genre, l'institution pneumatique du docteur Beddoes, à Clifton. Il était alors âgé de vingt et un ans. Certains gaz étaient considérés comme éminemment délétères et morbifiques : on voulait tout expliquer par le même système. Le protoxyde d'azote était, dans une opinion dominante, regardé comme le principe immédiat de la contagion , et comme devant produire les plus terribles effets si on le respirait même en quantité minime, ou même en l'appliquant simplement sur la peau ou sur les fibres musculaires.

Le jeune Humphry Davy eut le courage de vouloir expérimenter sur tui-même l'action de ce gaz, afin d'en juger directement, et ne craignit pas de le respirer, d'abord en une seule aspiration, la se-

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