XXII PRÉFACE DU TRADUCTEUR
Les expériences de Davy eurent un immense retentissement, remarque à ce propos le docteur Hœfer. « On s'en exagéra d'abord la portée : les plus enthousiastes voyaient déjà dans l'emploi du gaz hilar rant un moyen de varier les jouissances uniformes de la vie. Le nom de Davy devint bientôt populaire sur le continent; chacun voulait respirer le gaz auquel on attribuait le singulier pouvoir de mettre les uns dans une extase délicieuse, et d'asphyxier les autres au milieu d'un rire inextinguible. »
Le jeune chimiste ne s'en tint pas à ses expériences sur le protoxyde d'azote ; il essaya encore d'autres gaz sur lui-même.
La respiration de l'hydrogène ne produisit dans le premier moment aucun effet sensible; mais au bout d'une demi-minute, il eut de la difficulté à respirer. L'oppression augmenta au point de le forcer à cesser l'expérience. Il n'avait éprouvé aucun