‹ Les derniers jours d'un philosophe entretiens sur la nature, les sciences, les métamorphoses de la terre et du ciel, l'humanité, l'âme et la vie éternelle Humpry DavyChapitre 21 sur 145 · PRÉFACE DU TRADUCTEUR. XXIII · texte numérisé non relu

PRÉFACE DU TRADUCTEUR. XXIII

vertige ; le pouls était faible et accéléré ; les joues étaient devenues pourpres. — La respiration de Yazote, mêlé d'un peu d'acide carbonique, détermina à peu près les mêmes symptômes.

Voici l'effet que produisit sur lui le gaz d'éclairage (hydrogène bicarboné), La première inspiration rendit la poitrine presque insensible, les muscles pectoraux paraissant en quelque sorte paralysés. Après la seconde inspiration, il perdit la faculté de percevoir les objets du monde extérieur, avec un vif sentiment d'oppression. Pendant la troisième inspiration, ce sentiment fut suivi d'une prostration qui lui laissait à peine la force nécessaire pour ôter de la bouche le tuyau par lequel il faisait ses inspirations. Il reprit peu à peu ses sens, et, comme s'il venait de sortir d'un rêve, il dit d'une voix affaiblie : « Je ne pense pas mourir. »

Sir Humphry Davy n'était pas d'une

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