‹ Les derniers jours d'un philosophe entretiens sur la nature, les sciences, les métamorphoses de la terre et du ciel, l'humanité, l'âme et la vie éternelle Humpry DavyChapitre 26 sur 145 · XXVIII PRÉFACE DU TRADUCTEUR · texte numérisé non relu

XXVIII PRÉFACE DU TRADUCTEUR

A juger par la rapidité et la variété infinie des phénomènes de la perception, il paraît extrêmement probable qu'il y a dans le cerveau et dans les nerfs une substance infiniment plus subtile que tout ce que robservation et l'expérience y font découvrir, et que l'union immédiate du corps avec l'âme, avec la pensée, a lieu par l'intermédiaire de certains fluides éthérés, insaisissables par nos sens, et qui sont peut-être à la chaleur, à la lumière, à l'électrité ce que celles-ci sont aux gaz... Je n'ai aucune prétention d'établir à cet égard une théorie absolue, et je suis loin d'admettre l'hypothèse de Newton, qui place la cause immédiate de nos sensations dans les oscillations d'un milieu éthéré. Cependant, il ne me paraît pas improbable que quelque chose du mécanisme si raffiné de la faculté sensitive, quelque chose d'indestructible n'adhère à l'être spirituel après la destruction de nos organes matériels,

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