PRÉFACE DU TRADUCTEUR. «VII
mencent à décliner et rétrogradent vers l'enfance. Il suit de là, avec une indiscutable évidence, que la faculté pensante ne reste pas constamment la même. Or, ce qui n'est pas constant est naturellement variable, et ce qui varie est mortel et matériel. La force corporelle et la force pensante commencent Tune et l'autre à croître depuis zéro pour revenir, après un certain développement, à leur point de départ. La
faculté de penser n'est qu'une propriété
du cerveau.»
Il est impossible de mieux faire resortir le parallélisme du corps et de l'esprit, qui fût, en tout temps, le principal argument du matérialisme.
Or, voici ce qu'il écrivait à cinquante ans : « On essayera vainement d'expliquer comment le corps est uni au sentiment et à la pensée. Les nerfs et le cerveau y interviennent sans doute ; mais dans quel rapport? Voilà ce qu'il est impossible de dire.