II PRÉFACE DU TRADUCTEUR
on y rencontre une telle variété de paysages, que Ton se croirait entouré d'un vaste monde en quelque endroit qu'on laisse errer ses pas. Ici l'Océan pousse avec violence ses flots tempétueux sur le roc géant des hautes falaises, et sans cesse se heurte en gémissant sur les noirs massifs de la charpente géologique de l'île. Là les eaux bleues d'une mer calme aussi pure qu'un miroir réfléchissent un ciel d'azur; comme sur les rives des lacs transparents de la Suisse, ces eaux sont gracieusement bordées de frais bouquets de verdure, entre lesquels apparaissent les villas disséminées, dont les pavillons blancs se montrent au soleil encadrés de parterres fleuris. Plus loin, on est en pleine campagne, au milieu de vastes prairies plantureuses où paissent des troupeaux rassemblés, où circulent au gré de la brise les effluves de l'odeur champêtre du foin coupé. Ailleurs on traverse un bois plein d'ombre, arrosé par le