PRÉFACE DIT TRADUCTEUR. VU
en voyage? — Bon î me dis-je. Voilà précisément mon affaire. Le livre ne doit pas être mauvais, puisqu'il est du grand Humphry Davy. Qu'il soit gai ou triste, peu m'importe. S'il ne me distrait pas absolument, dans tous les cas il ne pourra manquer de m'intéresser et de m'instruire.
J'emportai donc ce volume, comme on emporte un trésor inconnu nouvellement découvert, et je rentrai, à travers la pluie, à mon petit appartement de l'hôtel de la Pomme d'Or, déjà impatient de goûter au fruit nouveau, au risque d'ailleurs de jeter au bout d'un quart d'heure l'œuvre du savant chimiste, si, comme les pommes d'or » de la mer Morte, la couverture extérieure n'enveloppait que des cendres.
Il était alors trois heures de l'après-midi.
Vers minuit ou une heure du matin, j'étais encore en compagnie de cet esprit profond , * instruit et sage ; et je ne le quittais qu'après avoir entièrement lu les six dialogues