Bell. Jud., VI, VII
Jean et Simon, ainsi que leurs adhérents, avaient une dernière espérance, c'était de se cacher dans les souterrains. Une fois réfugiés là, ils pensaient qu'on ne viendrait pas les y chercher ; puis, dès que la riiine de la ville serait consommée et que les Romains se seraient éloignés, ils comptaient en sortir et s'enfuir au loin. Mais ce n'était là qu'un vain rêve, car ils ne pouvaient se soustraire ni à Dieu, ni aux Romains. Quoi qu'il en soit, comptant sur cette ressource suprême, ils faisaient plus pour l'incendie que les Romains eux-mêmes, et ils égorgeaient et dépouillaient tous ceux qui, après avoir échappé aux flammes, cherchaient un asile dans les souterrains; si d'aventure il leur arrivait de trouver quelque aliment parmi leur odieux butin, ils le dévoraient tout arrosé de sang. Entre eux, ils se disputaient ce butin les armes à la main, et je suis porté à croire que si la mort ne les eût pas frappés à temps, ils eussent fini par manger de la chair humaine * .
Comme la ville haute était assise sur un terrain abrupt et ne pouvait être prise qu'à l'aide d'aggeres^ Titus en distribua la construction à ses troupes, le 20 du mois de Loûs*.
Empressons-nous de rattacher cette nouvelle date à notre journal, en le reprenant au 15 de Loïis, jour de l'incendie du temple proprement dit ou naos.
DATKS DATES
MACâDONIBNNBB. DB L'ÈKB CHRiiTIRNNB.
BVBNBUBNTS DU JOUR.
Loûs.:...^... 15. Juillet 8. Le naos est brûlé. — Massacre
aflreux.
— 10. — 9. Les Romains sacrifient devant la
porte orientale du hiéron intérieur; ils proclament Titus empereur.