‹ Les derniers jours de JérusalemChapitre 25 sur 147 · V, III · texte numérisé non relu

V, III

place eurent été convenablement nettoyés*, toutes les dispositions furent prises pour opérer la translation du camp dans le voisinage immédiat des murailles. Comme il fallait transporter en sûreté tous les bagages, un cordon formé des troupes les plus solides fut établi le long des faces nord et ouest de la ville; il était rangé sur sept files de profondeur; derrière , la cavalerie était rangée sur trois files de profondeur. Entre ces deux cordons s'en étendait un troisième, composé des archers disposés également sur sept files de profondeur. A la vue de cette triple ligne qui leur paraissait inattaquable, les Juifs comprirent que toute tentative de sortie serait inutile, et qu'ils viendraient se briser en pure perte contre un pareil ordre de bataille; ils ne bougèrent donc pas, et les bêtes de charge des trois légions, aussi bien que le reste des troupes, purent opérer leur mouvement dans une sécurité complète. Titus vint ainsi s'établir en personne à deux stades des murailles, et en face de la tour Psephina, tour placée au point où la branche méridionale de l'enceinte s'infléchissait en faisant face à l'occident. Une autre partie de l'armée alla camper un peu plus loin, en face de la tour Hippicus, et à la même distance de deux stades des murailles. Quant à la dixième légion, elle continua à occuper les retranchements qu'elle avait construits sur le mont des Oliviers ^

Voici comment Tacite raconte les commencements du blocus de Jérusalem , et en déduit les raisons qui forcèrent Titus à prendre le parti de commencer un siège en règle \

« Judœi sub ipsos muros struxere acieni , rébus secundis longe ausuri, et, si pellerentur, parato perfugio. Missus in eos eques cum expeditis cohortibus, ambiguë certavit. Mox

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