‹ Les derniers jours de JérusalemChapitre 24 sur 147 · Bell. Jud,,Y, m · texte numérisé non relu

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autre. Les soldats qui avaient commis cet acte d'indiscipline furent accueillis par les menaces de leurs officiers, et Titus irrité leur reprocha en termes sévères la faute dont ils venaient de se rendre coupables ; il leur annonça qu'ils en subiraient la peine. Ici Josèphe, suivant la mode du temps, prête à Titus un discours très- élégant, très-pathétique et très-bien pensé. Comme je crois peu qu'en pareille circonstance un général s'amuse à arrondir des périodes , je me dispense de reproduire cette petite œuvre littéraire de l'historien juif. Ce dont il n'est pas possible de douter, c'est que les chefs de corps reçurent la réprimande qu'ils étaient chargés de transmettre à l'armée, et que tous crurent très-sérieusement que la loi militaire allait être appliquée sans pitié aux délinquants. Ceux-ci étaient dans l'abattement et attendaient le supplice qu'ils sentaient avoir mérité. Les légionnaires alors implorèrent en masse la clémence du prince, le suppliant d'accorder à l'obéissance absolue de tous la grâce de la témérité de quelques-uns; ils lui jurèrent que les coupables sauraient racheter par leurs services futurs la faute qu'ils venaient de commettre*.

Titus se laissa d'autant plus facilement fléchir par les prières de ses soldats, que ce qu'ils lui demandaient était déjà décidé au fond de son cœur. Pour lui, en efiet, la faute d'un seul devait toujours recevoir son châtiment, tandis que la faute d'une multitude ne devait jamais être punie que par des paroles. Les soldats rentrés en grâce furent néanmoins sévèrement admonestés et engagés à se montrer plus prudents à l'avenir.

Titus cependant avait sur le cœur les ruses des Juifs , el il s'ingéniait k trouver le moyen de les en punir. Lorsque, grâce à un travail opiniâtre de quatre jours, les abords de la

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