‹ Les derniers jours de JérusalemChapitre 29 sur 147 · Titus vient camper sur le Scopus · texte numérisé non relu

Titus vient camper sur le Scopus

Combat sur le mont des Oliviers.

Titus campe à Gabath -Saoul. — Reconnaissance repoussée. — Le prince manque d*être enlevé ou tué.

Titus campe à Gophna.

Titus campe en Samarie.

Titus campe à Àntipatris?

L'un de ces deux jours Titus part de- Césarée.

Séjour de Titus à Césarée.

Séjour de Titus à Césarée.

Arrivée de Titus à Césarée.

Étape intermédiaire entre Joppé et Césarée , peut-être h Dora.

Arrivée de Titus à Joppé.

— à lamnia.

— à Ascalon.

— à Gaza.

— à Raphia.

— à Rhinocorura.

— à Ostracine.

— au temple de Jupiter Casius.

Passage de la Bouche pélusiaque.

Séjour de Titus & Péluse.

Arrivée de Titus à Péluse.

Arrivée de Titus & Héracléopolis.

— à Tanis.

— à Thmouis.

Ces quatre jours, y compris le jour

du départ , où Titus va chercher à Nicopolis, à 4 kilomètres d'Alexandrie, le point d'embarquement, sont employés à se rendre par eau d'Alexandrie à Thmouis. — Départ d'Alexandrie.

Février...

Dystrus . .

Du tableau qui précède il résulte forcément que Titus a dû quitter Alexandrie vers le i*"* février. Quant à Terreur commise dans l'appréciation de cette date, je crois pouvoir hardiment avancer qu elle ne peut porter que sur deux ou trois jours au plus. Dans tous les cas , nous sommes dès à présent en possession d'une date positive, celle du 14 Xanthieus ou 7 mars, pour le jour où l'armée romaine commença, à proprement parler, le siège de Jérusalem.

Nous allons maintenant, comme le fait Josèphe, donner la description de la ville menacée. Quoique cette description ait été déjà nombre de fois empruntée à l'historien des Juifs, je ne crois pas pouvoir me dispenser de la reproduire aussi exactement que possible, en faisant suivre chaque assertion de Josèphe du commentaire indispensable pour appliquer au terrain actuel les indications topographiques que nous fournit le texte de la Guerre Judaïque.

c( La ville, munie d'une triple muraille, partout où elle « n'était pas couverte par des vallées impropres à des travaux a de siège (en ces points elle n'avait qu'une seule enceinte), « était construite sur deux collines se faisant face, et séparées « par une vallée mitoyenne, jusqu'au fond de laquelle « étaient étages de part et d'autre de nombreux édifices. Celle « de ces deux collines sur laquelle est assise la ville haute « est beaucoup plus élevée que l'autre, et offre une ligne plus « droite pour son axe longitudinal. A cause de sa force « comme place de guerre , elle fut appelée la « Forteresse » « (4>poupiov) par le roi David, père de Salomon qui construisit « le premier temple; nous l'appelons le forum supérieur. » (Il ne faut pas perdre de vue que c'est Josèphe qui parle.) « L'autre colline, nommée Acra, sert d'assiette à la ville basse, « et affecte la forme d'un croissant de la lune arrivée à son « troisième quartier. En face de cette colline il y en avait

« une troisième, plus basse qu'Acra, et séparée de celle-ci (( par une large vallée. Dans la suite des temps, lorsque les « Asmonéens étaient à la tête de la nation, ces princes cornet blèrent la vallée en question, aûn de réunir la ville au temple ; « puis rasant le sommet d'Acra, ils en abaissèrent l'altitude, « afin qu'Acra elle-môme fût dominée par le temple. Nous « avons dit qu'une vallée séparait la ville haute de la ville « basse, c'est le Tyropœon (vallée des Froniagers), qui se « prolonge jusqu'à Siloam ; nous nommons ainsi une source « d'eau abondante. A l'extérieur le pâté formé par ces deux (( collines était entouré de vallées profondes, et du côté où « s'étendaient ces vallées, l'accès de plain-pied vers la ville « était impossible*. »

La carte annexée à ce travail démontre l'exactitude topographique de cette première partie de la description de Jérusalem, rédigée par Josèphe. Nous devons cependant faire ici une réserve essentielle. Le n)ot « entouraient » (TrepietyovTo) dont cet écrivain se sert en parlant des vallées qui couvraient la place, n'est pas suffisamment exact, car cette défense naturelle n'existe que sur les faces est , sud , et ouest en partie seulement. Au reste, Josèphe savait parfaitement qu'il se servait là d'une expression impropre, puisqu'il commence par déclarer que Jérusalem avait une triple enceinte, partout oii elle n'était pas défendue par une profonde vallée. Par conséquent dire qu'en certains points elle était nmnie de cette triple enceinte, c'est dire très-nettement qu'elle n'était pas entourée de ces vallées protectrices. L'étude du plan nivelé de Jérusalem, je le répète une fois pour toutes, fournit au lecteur le meilleur commentaire du récit de Josèphe. Poiu^suivons donc :

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