Ibid., V, I
lors de rexpédition désastreuse de Cestius. Cette légion avait fait ses preuves sur d'autres théâtres, et elle brûlait, on le comprend, du désir bien naturel de venger Tinjure faite à son aigle. Quant aux trois légions de Vespasien, c'étaient : la cinquième, placée sous les ordres de Petilius Cerealis ; la dixième, commandée par Larcins Lepidus, et la quinzième, par Titus Frugi. La douzième avait pour chef Tyrannius Priscus. Ces deux dernières légions et lient à Césarée ; mais les deux autres reçurent Tordre de venir rallier le corps commandé par Titus, la cinquième en partant d'Emmaûs (aujourd'hui Amoas) et la dixième de Jéricho. Ce prince se mit donc en marche avec la douzième et la quinzième, que renforçaient les auxiliaires royaux envoyés par Agrippa , et ceux qui t taient accourus de tous les points de la Syrie. Les vides faits dans les cadres des quatre légions par le détachement d'hommes d'élite que Vespasien avart envoyés en Italie, sous le commandement de Mucianus, furent comblés aux dépens de la troupe amenée d'Alexandrie par Titus.
Tiberius Alexander, chaud partisan de l'empereur et ancien préfet d'Egypte, était un homme mûri dans les camps et illustre entre tous par sa grande expérience de la guerre et par sa capacité administrative ; le premier, il s'était attaché à la fortune de Vespasien , lorsqu'il pouvait être encore dangereux de partager les chances du nouvel empereur. Titus avait donc tenu à s'adjoindre un capitaine consommé, dont les lumières devaient lui être si précieuses, et il lui confia le commandement supérieur de l'armée. Deux grands personnages de plus accompagnaient le jeune prince : c'étaient Liternius Fronto , préfet des deux légions alexandrines , et Marcus Antonius Julianus, procurateur de Judée % qui avait