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LES DERNIERS JOURS DE L'ACADII 27y rs et faveur profitent du tems, ne s'occupent qu'à gagner de les et l'argent, négligent leurs plus essentiels devoirs, ne sont OCCa- nullement occupés du bien du service; leur faveur leur : leur tient lieu de savoir ; leur peu d'expérience et leur ignorance OCCU- les rendent incapables de rendre aucun compte ; la plupart amais d'eux sont même obligés d'emprunter la main des voiais en geurs pour satisfaire à ce devoir. Voilà, de part et d'autre, gence comme le Raï est mal servi ; les premiers par mécontenteficiers ment, les derniers par incapacité...
poin- J'observe que nous pouvons augmenter notre commerce :s, ne de tout celui qui sort de chés nous pour passer chés | sans l'Anglois qui en profite et corrompt tous nos sauvages, que st à la nous pouvons ôter entièrement l'occasion, à tous nos pied- sauvages en général, de ne plus aller du tout chés les Ane son glois, et pour cela, il n'y a qu'un seul et unique moien, : de si qui est de laisser entière liberté de conscience à tous les | donc négocians et voiageurs qui rempliront les congés des
tous , diflérens postes, de traiter l'eau-de-vie qu'ils voudront eurent dans les postes qu'ils exploiteront, de ne gèner personne à ur, on ce sujet; ceux qui voudront faire ce commerce, les laisser ments. faire. Dès que les sauvages trouveront chés eux de l'eaui ne ce de-vie , ils n'en sortiront pas pour aller en chercher rs qui ailleurs ; s'ils en sortent, dans tous les postes où ils passeés par ront, y trouvant de l'eau-de-vie, ils y traiteront toutes le. De leurs pelleteries ; elles se trouveront traitées avant d'avoir | peine pu parvenir à la moitié du chemin pour se rendre chés qui a l'Anglois. Il est certain que c'est le seul moïen qui empéblne chera chaque nation de sortir de son village ; ils ne seront gùt du jamais en situation de le pouvoir faire. uit que MM. les Evêques du Canada, à la sollicitation des Pères néglige Jésuites, ont fait de ce commerce d'eau-de-vie un cas de sollici- conscience réservé à eux, ce qui a fait tomber ce com-
sont en merce, et, depuis ce tems, toutes les nations ont été chés
l'Anglois, et qui n'y alloient pas auparavant, Le chef de l'Eglise du Canada a le pouvoir de défendre ce commerce, ou il ne l'a pas, et d'en faire un péché, Si c'en est un, pourquoi l'a-t-il laissé faire à quelques postes, et ne s'y est-il pas opposé de toutes ses forces ? Si c'est un si grand mal que le disent les missionnaires, pourquoi MM. les généraux ont-ils laissé faire ce commerce en quelques postes, et l'ont-ils défendu dans tous les autres ? Cette permission devoit étre égale pour tous, ou deffendue à tous, si c'est un mal. Les sauvages, dit-on, font de grands péchés quand ils sont ivres. Les François en font-ils moins ? Pourquoi permet-on qu'on leur vende des boissons enivrantes ? Je demande à MM. les casuistes du Canada si les péchés que l'ivresse fait faire aug chrétiens offlensent moins Dieu que ceux que l'ivresse fait faire aux sauvages qui sont idolâtres ? Les premiers sont nés sujets de la Loi, élevés dans la croiance et l'exercice de cette méme Loi ; s'ils sont engagés à observer ses préceptes par leur baptème, autant de fois qu'ils la violent , ils pèchent contre la Loi et l'auteur de la Loi. Le dernier, qui n'est pas né sujet de la Loi, qui ne peut pas l'observer, ne Ja connoissant pas, pèche-t-1l en péchant contre un précepte qu'il ne connoît pas, ni son autheur ? Les sauvages, me dirés-vous, dans leur ivresse, s'égorgent, poignardent leurs pères, leurs mères, leurs frères. Ils font, il est vrai, des actions qui se révoltent contre la nature et qui font horreur. Voilà de grands péchés qu'ils ne connoïssent pour péchés, ne connoissant pas la Loi qui défend le péché, ni les peines dont il est puni dans ce monde et dans l'autre. Les chrétiens qui en sont instruits et qui commettent les mémes crimes des sauvages, cette mème Eglise du Canada leur deffend-elle de boire, lance-t-elle ses foudres et faiteile un cas de conscience qui ne peut étre absous que par
chef de imerce , est un, | ne S'y si grand AM. les quelques P? Cette endue à * grands font-ils es boisistes du hrétiens aire aux és sujets de cette ptes par pèchent qui nest er, ne ]a précepte ges, me ent leurs vrai, des horreur.
r péchés, é, ni les utre. Les ttent Îles u Canada s et faitque par
l'Evèque, à ceux qui leur en donnent, qui leur en vendent... Qu'on laisse donc, au sujet du commerce d'eau-de-vie, l'entière liberté de conscience ; le fasse qui voudra et ne le fasse pas celui que cela répugnera. Si on persiste dans cette défense, il faut qu'elle soit pour tout le monde en général, qu'il n'y ait personne de privilégié, comme il y en a, et pendre le premier qui en vendra.