LOS DIT PA CARS PME TR A
Marin, fils d'un sergent des troupes, Repentigny, Villiers et Beaujeu , au préjudice d'une quantité d'autres familles et d'autres officiers françois qui ont donné, en plusieurs occasions, des preuves satisfaisantes de leur application, de leur zèle, de leur désintéressement, officiers qui nesavent s'occuper que du bien du service, et à qui, cependant, on n'a jamais accordé de ces commandements qui les auroient mis en état de soutenir leur service, qui restent dans l'indigence et ne peuvent faire subsister leur famille; les officiers
françois et canadiens qui ne sont pas mariés, leurs appointemens de capitaine, qui ne sont que de 1062 livres, ne sont pas suffisants pour payer 1200 livres de pension, sans domestique et 1600 livres, avec un domestique. Il est à la connoissance de tout le monde qu'elles sont sur ce piedlà; où prendre le surplus pour le païer, où prendre son entretien, quand on n'a pas d'autres ressources que de si faibles appointemens. Faut-il voler? Non. Comment donc faire? On emprunte des négocians qui, presque tous, perdent ce qu'ils ont avancé à des officiers qui meurent insolvables. Si, au lieu de donner tout à la faveur, on observoit d'emploier les officiers dans ces commandements, chacun à leur tour, et c'est malheureusement ce qui ne se fait point. Qu'en résulte-t-11 ? Que tous les officiers qui sont privés du secours de ces postes sont méprisés par ceux qui sont en faveur, même du soldat et du peuple. De là, il s'est ensuivi une insubordination incroiable. A peine le subalterne favorisé connoît-il un ancien capitaine qui a blanchi sous le poids des armes, encor lui rend-il moins ce qu'il lui doit. Qu'en résulte-t'il ? Encor un dégoût du service, plus d'application, plus de zèle, voilà le fruit que produit ce mécontentement dans les officiers qu'on néglige
et qu'on laisse dans l'oubli, malgré les pressantes sollicitations qu'ils font pour étre emploiés. Ceux qui sont en