‹ Les derniers jours de l'Acadie, 1748-1758 [microforme]Chapitre 60 sur 67 · QU UNIT AE D · texte numérisé non relu

QU UNIT AE D

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mes commissions, fut étonné de mon ancienneté; M. de Belsunce men parla; je lui dis que j'en étois fâché pour mes cadets, mais que j'avois subi le méme désagrément et que mes services au Micissipi avoient été durs et peu connus; j'avois tout à espérer, sans la mort qui nous l'a moissoné, Je vous prie donc, Monsieur, de vous intéresser pour ma prétention, vous estes en passe de cela, je vous en fais mor compliment, ainsi que du grade de maréchal de camp, dont le Roy a récompensé vos peinunes et travaux militaires , et suis, avec respect, votre très humble serviteur, POILVILLAIN DE LA HOUSSAYE,

Je suis surnuméraire et destiné, en apparence, pour Querci (1), du temps de M. de Belsunce, mais je crains l'effet contraire, par sa mort.

(1) Enseigne en second le 8 septembre 1733, en pied, le 18 juillet 1234, lieutenant le 1e octobre 1740, capitaine à Louisbourg le 15 avril 1760, le chevalier de La Houssaye termina, en effet, sa carrière militaire en qualilé de capitaine premier factionnaire au régiment de Quercy.

Premier factionnaire se disait, dans un régiment d'infanterie, du plus aucien capitaine qui devait passer capitaine de grenadiers lorsque cette compagnie venait à vaquer,

Jean-Richard Poilvillain de La Houssaye, chevalier de Saint-Louis, vivait en retraite à Avranches en 1773; il avait alors soixante-quatre ans, élant né en 1709, Dans un Mémoire qu'il rédigea à cette époque, M. de La | Houssaye raconte que, des vingt-cinq compagnies d'infanterie de marine de

la garnison de Louisbourg, il n'en revint que cinq et un piquet de trente

hommes. Transportés en Angleterre, après la reddition de la Place , les

officiers repassèrent en France au commencement de 1759, sur leur parole

de ne pas servir pendant la durée de la guerre. En novembre de la même ! année, les Anglais les relevèrent de cette promesse. €

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