UN MOT
« conté ad ce oys, comparut en sa personne « Anthoine de Gaumont, marchand armurier « demeurant en ceste ville d'Abbeville, lequel « a recongnut et confessé, reconnoit et confesse « avoir vendu et vendre à Francoys de Belleval, « escuyer, seigneur de Rouveroy, enseigne de « cincquante lances fournyes des ordonnances « du Roy nostre sire estant soubz la charge ël « conduite de Monseigneur de Rubempré (i), « demeurant audit lieu de Rouveroy, paroissedu « Translel ou pays de Vimeu, de ce présent et « acceptant, ung complet harnois d'homme « d'armes, estascavoir : ung corps de cuirasse « (une cuirasse) lequel sera à l'espreuve de la « harquebouze et à l'esprouve de la pistolle, ung « habillement de teste (casque) à l'esprouve de « la pistolle, brassartz et les quatre lames des « espaulières à l'esprouve de la pistolle, tassettes « courtes à l'esprouve de la pistolle et les <c ganteletz, hauce-col fort ; tout garniz de « clous et boucles dorées, l'arrêt (faucre ou « support de la lance) doré ; ledict harnois
(1) André de Bourbon-Vendôme, seigneur de Rubempré, capitaine de 50 lances des ordonnances, chevalier de l'Ordre du Roi, gouverneur des ville et château d'Abbeville, fils puîné de Jacques de Bourbon- Vendôme, baron deLigny , chambellan du Roi, gouverneur du Valois et d'Arqués, et de Jeanne de Rubempré. Jacques était fils naturel de Jean de Bourbon, comte de Vendôme et de Philippote de Gournay « son amie ». Il avait été légitimé par lettres patentes de décembre 1518. Cette branche de la maison royale de Bourbon s'éteignit dans la personne de François-Claude de Bourbon- Vendôme, seigneur de Lévigny etdeCourcelles, allié à Louise de Belleval, mort sans enfants, en octobre 1658.