FRANÇOIS II ET MARIE STUÀRT
jouteur, de haute taille et de carrure athlétique, auquel on ne pouvait reprocher que le teint basané de son visage. Etant donnée la somme des qualités et des défauts dont cette princesse fournit des preuves par la suite, il est permis de croire que si elle eût vécu sur le trône de France, la rivalité de la jeune reine et de la reine-mère aurait ajouté quelques guerres civiles de plus à celles qui devaient ensanglanter les règnes des fils de Henri IL
On aurait eu les Montmorency contre les Guises, la scission des catholiques qui eût fait la partie belle aux disciples de Calvin.
Préliminaires
Quand la petite Marie Stuart avait été envoyée en France par la régente sa mère, Marie de Lorraine, c'était uniquement pour la soustraire au mariage anglais qui aurait placé les deux couronnes sur la tête d'Edouard VI. L'idée de la réunion, sous le même sceptre, de l'Ecosse et de la France, n'avait germé dans l'esprit de personne, moins des Guises que de tous autres, car le connétable faisait bonne garde autour de Henri If et aucune influence ne semblait en état de contrebalancer celle de l'homme que le roi appelait « son compère ». Le vieux Montmorency, seul, avait peut-être démêlé quelque vague projet, mais il pouvait se reposer, pour y mettre un puissant et constant obstacle, sur sa faveur à laquelle rien n'avait pu faire échec, et sur les sentiments de haine que Catherine de Médicis nourrissait contre les princes lorrains.
Mais la bataille de Saint-Quentin, ce sanglant désastre comparable à Crécy et à Azincourt, vînt justifier une fois de plus le proverbe contemporain :
Fortune varie comme la lune, Aujourd'hui sereine, demain brune.
Malgré la valeur avec laquelle le connétable s'était comporté danscette journée qui décidade la construction de l'Escurial, et où, payant vigoureusement de sa personne, les Espagnols n'avaient pu s'en rendre maîtres qu'alors qu'il était blessé à la hanche et engagé sous le corps (Te son cheval, il se racontait à la cour et partout que son imprévoyance et son obstination avaient été les principales causes d'une défaite qui nous coûta tout ce que nous avions conservé en Italie, sans compter la honte du traité. Au maréchal de Saint- André (1), qui lui faisait des observations, il avait répondu par un de ces « rabrouements » dont Brantôme cite quelques-uns d'un pittoresque achevé, et qui ferma la bouche à tout le monde, excepté au capitaine d'Oignon ou du Doignon, lieutenant de sa compagnie de gens d'armes, qui avait appris à son école à toujours dire ce qu'il pensait sans
(1) Jacques d'Albon de Saint-André, né vers 1505, maréchal de France en 1547, tué à la bataille de Dreux, le 19 décembre 1562; il avait été fait prisonnier par Jean Perdriel, seigneur de Bobigny et de Mézières près Dreux, connu sous le nom de M. de Mézières, dont le père, Pierre Perdriel, seigneur de Bobigny, notaire et secrétaire du Roi et greffier de la ville de Paris, s'était ruiné pour cautionner le maréchal de Saint-André auprès de ses nombreux créanciers. Saint- André avait chassé Mézières de chez lui, et, provoqué par celui-ci, avait refusé de se battre, en donnant comme raison la basse extraction du provocateur. Saint- André lui avait môme suscité une querelle avec un gentilhomme nommé Saint-Sernin, mais Mézières le tua en duel. Saint-André était en outre membre du Conseil privé, premier gentilhomme de la Chambre et gouverneur du Lyonnais.
y mettre de formes : « Bon homme, dit le « connétable, laissez-moi faire. » Mais quand les affaires se gâtèrent, comme le connétable lui criait à son tour : « Bon homme, que faut-il « faire? » « Je n'en sais rien, répliqua d'Oignon, « mais il y a deux heures, je le savais bien. »
Cette captivité du connétable était encore, malgré tout, un coup de fortune pour lui, car, c'est Brantôme qui l'atteste, s'il était revenu à la cour après sa défaite, le roi lui aurait fait un mauvais parti. Prisonnier, Henri II « ne le regretta guère », et d'accord en cela avec Philippe II bien aise de le tenir, il le lui aurait laissé volontiers, n'eût été que le cardinal de Lorraine avait eu le tort de ne pas ménager Mme de Valentinois, qui inspira au roi le désir do faire la paix avec l'Espagne et de charger le connétable de la conclure.
Dans l'intervalle, ce prélat, maître de l'esprit du Roi par la favorite, avait fait rappeler le duc de Guise d'Italie et lui avait fait accorder les patentes de lieutenant-général du royaume, ce qui relevait au-dessus du connétable. Le duc de Guise, accouru d'Italie, avait largement acquitté sa dette par la reprise de Calais sur les Anglais (1), de Guines, de Thionville,
(1) Investie le !•' janvier 1558, la place capitula le 8 janvier. Un des mieux faisants dans cette expédition, fut Jean de Monchy, seigneur de Senarpont (Somme), d'une très noble famille du Ponthieu ou Basse-Picardie, qui avait commencé par être simple homme d'armes dans la compagnie des ordonnances de M. de Vendôme en 1519. Il devint
d'Arlon et de Dunkerque. A la faveur de ces victoires répétées; et aussitôt après la prise de Guines, le duc et le Cardinal, tout à fait en faveur, avaient réussi à arrêter et à faire célébrer, malgré Diane et Catherine, le mariage de leur nièce Marie Stuart avec le dauphin François.
Le connétable se hâta de conclure la paix, et de retour à la cour, il retrouva son ancien crédit, grâce à l'appui de Mme de Valentinois qui n'hésita plus à se déclarer ouvertement contre les Lorrains. Mais il était trop tard, et la mort inattendue de Henri II ruinait d'un seul coup toutes les espérances du connétable et affermissait la domination des Guises, entre les mains desquels le pouvoir semblait tombé pour toute la durée d'un long règne.
Le traité de Cateau-Cambrésis avait arrêté le duc de Guise au milieu de ses exploits, mais il allait trouver comme une sorte de dédommagement dans les troubles que le cardinal de Lorraine réussissait à préparer et où il espérait être appelé à jouer un grand rôle. Aussi habile mais plus violent que lui, le cardinal avait
ensuite chevalier de l'Ordre du Roi, capitaine de cinquante hommes d'armes des ordonnances, lieutenant-général de Picardie le 9 juillet 1550 et mourut en octobre 1569. Il fut « inhumé à la huguenotte, car il estoit huguenot », dit un manuscrit contemporain. Catherine de Médicis qui le soupçonnait sans en avoir la preuve, le ménageait et lui écrivit plusieurs lettres flatteuses qui avaient pour but de le maintenir dans l'obéissance.
pressé Henri II de tenir les engagements qu'il avait pris et dont le duc d'Albe, venu à Paris au mois de mai pour le mariage d'Elisabeth de Valois avec son maître, réclamait l'exécution. L'édit d'Écouen qui ordonnait au Parlement de condamner à mort toute personne convaincue d'avoir embrassé la religion nouvelle, avait été enregistré sans opposition, mais il y excita une telle fermentation qu'à l'instigation du premier président Gilles Le Maître, poussé lui-même par le cardinal, Henri II vint au Parlement et après lui avoir adressé de violents reproches sur sa tiédeur en matière de religion et sa modération envers les hérétiques, il fit arrêter séance tenante, par Montgomery, capitaine de la garde écossaise, six conseillers qui lui avaient été dénoncés comme étant les chefs de l'opposition. Parmi eux étaient Louis du Faur et Anne du Bourg (1), ce dernier neveu du chancelier de France de François Ier.
Ceci se passait le 14 juin. Quinze jours après, Henri II était mort. Du palais des Tournelles où il agonisait, il pouvait voir les murailles de la Bastille où étaient captifs les six conseillers, et on rapporte qu'on l'entendit s'écrier qu'il craignait d'y avoir fait enfermer des innocents.
Quoiqu'il en soit, comme ce regret tout plato-
(1) Anne du Bourg était né à Riom en 1521. Il était conseiller clerc au Parlement. Son oncle, Antoine du Bourg, baron de Saillans, chancelier de France le 6 juillet 1535, ^tait mort à .a tin de novembre 1538.
nique n'avait été accompagné d'aucun ordre d'élargissement, cinq des prisonniers pourvurent à leur salut en se rétractant. Anne du Bourg seul persévéra dans sa croyance, et les portes de la prison ne devaient s'ouvrir devant lui que le jour où on le conduisit à la place de Grève.
Les Huguenots et leur Organisation
La violence appelle la violence, dit-on. Il est certain que les édits . de Chateaubriand et d'Êcouen (1), par la rigueur de leurs dispositions, provoquèrent la conjuration d'Amboise et toutes les guerres qui, pendant vingt-cinq ans, déchirèrent et ruinèrent le royaume. De ce chef, Henri II laissait une bien lourde succession à l'enfant qui le remplaçait sur le trône.
Henri voulait qu'il n'y eût qu'une religion, afin qu'il n'y eût pas de partis dans l'État. Gaspard de Saulx-Tavannes dit : « qu'il haïs- « sait les calvinistes plus pour son État que pour « la religion, en crainte que les étrangers ne « s'aidassent de ses sujets, contre lui, ainsi que « s'étaient aidés les princes luthériens d'Alle- « magne contre l'empereur ». Les moyens qu'il employa pour atteindre le but qu'il poursuivait eurent pour résultat de développer l'hérésie. « Les protestants étaient si opiniâtres et si « résolus en leur religion, dit Michel de Castel-
(1) L'édit de Chateaubriand, en 46 articles, fut rendu le 27 juin 1551.
« nau, que lors mêia#que Ton était le plus déter- « miné à les faire mourir, ils ne laissaient pour « cela de s'assembler, et plus on en faisait de « punition, plus ils se multipliaient»» En 1551, il n'y avait qu'un seul temple protestant en France : on en comptait deux mille à l'avénement de François IL On faisait des prêches publiquement, au mépris des édits. on faisait des processions, des associations et des collectes. Le Parlement hésitait à poursuivre les membres d'une secte qui avait pour chefs avoués deux princes du sang, Antoine de Bourbon, roi de Navarre, et Louis de Bourbon, prince de Gondé, et les trois frères de Coligny, neveux du connétable, Gaspard, amiral de Goligny, Odet, cardinal de Ghâtillon et évêqu'e de Beau vais, et François, seigneur d'Andelot, colonel-général de l'infanterie.
L'audace de ces grands personnages était telle que d'Andelot, mandé par le roi, pendant qu'il dinait avec le dauphin François, ayant répondu arrogamment aux remontrances de Henri, qu'il se faisait gloire d'appartenir à la religion de Calvin et qu'il regardait la messe comme une abominable impiété, le roi, outré de colère, saisit une assiette pour la lui lancer à la tête; mais rougissant de ce premier mouvement, il la jeta avec tant de violence sur le carreau, qu'elle se brisa, et qu'un fragment alla atteindre et blesser le dauphin qui s'était levé pour s'interposer entre eux. Cet éclat avait
valu à d'Àndelot le château de Melun pour prison, et la perte de sa charge de colonel-général de l'infanterie, donnée à Biaise de Montluc.
Les ambassadeurs vénitiens, très curieux observateurs, n'avaient garde d'omettre, dans leurs récits, des remarques sur l'organisation des Huguenots et voici comment ils s'expriment à ce sujet : « Aucune province, dit l'un « d'eux, n'est exempte de protestantisme, à « l'exception du bas peuple qui fréquente tou- « jours avec zèle les églises : les autres ont « apostasie, principalement les nobles et près- « que tous les hommes au-dessus de quarante « ans ». Jean Correr, qui écrivait en 1569, étudie l'organisation du parti dans un ensemble de plusieurs années, et ce qu'il dit s'applique à l'époque où les Huguenots se fortifiaient en vue de leur première prise d'armes, c'est-à-dire aux premiers mois du règne de François II.
« Par ce nom de huguenots, on désigne trois « classes de personnes, les nobles, les bour- « geois et le peuple. Les nobles se sont mis « dans la secte, poussés par l'ambition de « supplanter leurs ennemis; les bourgeois allé- « chés par les douceurs de la liberté et l'espoir « de s'enrichir avec les biens des églises; les « gens du peuple enfin, entraînés par de « fausses croyances. Ainsi on peut dire que « le mobile des uns a été l'ambition, celui des « autres la cupidité et celui des derniers l'igno- « rance. Dans chaque province, ils avaient un
« nau, que lors mêiB#que Ton était le plus déter- « miné à les faire mourir, ils ne laissaient pour « cela de s'assembler, et plus on en faisait de « punition, plus ils se multipliaient. » En 1551, il n'y avait qu'un seul temple protestant en France : on en comptait deux mille à l'avénement de François IL On faisait des prêches publiquement, au mépris des édits. on faisait des processions, des associations et des collectes. Le Parlement hésitait à poursuivre les membres d'une secte qui avait pour chefs avoués deux princes du sang, Antoine de Bourbon, roi de Navarre, et Louis de Bourbon, prince de Condé, et les trois frères de Coligny, neveux du connétable, Gaspard, amiral de Goligny, Odet, cardinal de Ghàtillon et évêque de Beauvais, et François, seigneur d'Andelot, colonel-général de l'infanterie.
L'audace de ces grands personnages était telle que d'Andelot, mandé par le roi, pendant qu'il dînait avec le dauphin François, ayant répondu arrogamment aux remontrances de Henri, qu'il se faisait gloire d'appartenir à la religion de Calvin et qu'il regardait la messe comme une abominable impiété, le roi, outré de colère, saisit une assiette pour la lui lancer à la tète; mais rougissant de ce premier mouvement, il la jeta avec tant de violence sur le carreau, qu'elle se brisa, et qu'un fragment alla atteindre et blesser le dauphin qui s'était levé pour s'interposer entre eux. Cet éclat avait
valu à d'Andelot le château de Melun pour prison, et la perte de sa charge de colonel -général de l'infanterie, donnée à Biaise de Montluc.
Les ambassadeurs vénitiens, très curieux observateurs, n'avaient garde d'omettre, dans leurs récits, des remarques sur l'organisation des Huguenots et voici comment ils s'expriment à ce sujet : « Aucune province, dit l'un « d'eux, n'est exempte de protestantisme, à « l'exception du bas peuple qui fréquente tou- « jours avec zèle les églises : les autres ont « apostasie, principalement les nobles et pres- « que tous les hommes au-dessus de quarante <( ans ». Jean Correr, qui écrivait en 1509, étudie l'organisation du parti dans un ensemble de plusieurs années, et ce qu'il dit s'applique à l'époque où les Huguenots se fortifiaient en vue de leur première prise d'armes, c'est-à-dire aux premiers mois du règne de François II.
« Par ce nom de huguenots, on désigne trois « classes de personnes, les nobles, les bour- « geois et le peuple. Les nobles se sont mis « dans la secte, poussés par l'ambition de « supplanter leurs ennemis; les bourgeois allé- « chés par les douceurs de la liberté et l'espoir « de s'enrichir avec les biens des églises; les « gens du peuple enfin, entraînés par de « fausses croyances. Ainsi on peut dire que « le mobile des uns a été l'ambition, celui des « autres la cupidité et celui des derniers l'igno- « rance. Dans chaque province, ils avaient un
« chef dont l'autorité contrebalançait celle du « gouverneur royal, quand par hasard ce gou- « verneur n'était pas lui-même un des leurs. « Sous ce principal chef, il y en avait quantité « d'autres, subordonnés les uns aux autres à « différents degrés, tous gentilshommes consi- « déréset de noble maison, qui, répandus dans « le pays, où, à cause de cela, ils avaient toute « autorité et tout pouvoir, tenaient en main le « menu peuple. Venaient ensuite les ministres « de cette religion, lesquels, avec une incroya- « ble diligence, instruisaient le peuple, le « confirmaient dans ces nouvelles croyances « et s'employaient par tous les moyens à faire « de nouveaux prosélytes. Si nos prêtres catho- « liques se donnaient la moitié de cette peine, « notre Religion ne se trouverait pas dans la « confusion où elle est aujourd'hui. Ces minis- « très faisaient quelquefois, dans leurs temples, « des quêtes auxquelles des gens de la plus « basse condition contribuaient volontiers. « Cet argent profitait aux nobles et aux bour- « geois; sans lui les princes n'auraient pas .pu « faire de semblables dépenses qui auraient été « plutôt le fait de Rois que de Princes ou de « semblables gentilshommes. Tel était l'ordre « qui les liait tous et qui rendait leur liaison si « étroite, leur volonté si unanime , qu'ils « pouvaient correspondre facilement, obéir « promptement et exécuter de suite ce qui « leur était commandé par leurs chefs ».
Les derniers traits de ce curieux tableau sont corroborés par La Noue dans son rude langage : « Les disciples de la picorée qui ont cette « propriété de savoir vaillamment prendre et « lâchement donner, s'acquittèrent de leur « devoir beaucoup mieux qu'on ne cuidoit. ce Jusqu'aux goujats (valets d'armée), chacun « brilla, et l'émulation fut si grande qu'à la fin « on réputa à déshonneur d'avoir peu contrite bué. » De son côté, le duc d'Alençon écrivait ceci dans une lettre (Fonds Du Puy, vol. 67, F 54, Bibl. nat.) : « Ils s'égalent non seulement « aux Rois et aux Princes, mais les surmontent « en superbes et intolérables dépenses ».
À côté du mal, l'ambassadeur vénitien indiquait à la sérénissïme République ce qu'il croyait être le remède, et il est curieux de constater que ce remède n'était autre chose que ce que Charles IX fit le jour de la Saint-Barthélémy. C'était la politique des républiques italiennes.
La Trousseau d'une Fille de France
Avant de poursuivre, et pour être fidèle au plan que je me suis tracé, je m'arrêterai un instant sur des documents qui intéressent Thistoire du costume et celle de l'armée.
Les fêtes données par Henri II, et qui lui coûtèrent la vie, avaient pour but de célébrer le mariage de sa fille, Elisabeth de Valois, avec Philippe II, et de sa sœur Marguerite de Valois avec Philibert-Emmanuel, duc de Savoie.
Voici le trousseau que Henri II et Catherine donnèrent à leur sœur : il comporte l'ameublement élégant d'une chambre de jeune mariée, celui des tilles d'honneur, les détails de l'écurie et les vêtements. C'est une page de la vie privée :
Une tapisserie de velours « cramoisy violet, bordée de toile d'or frisé » pour tendre les murailjes de la chambre, avec le lit « à grand ciel et dais », les chaises et les tabourets de même ; une « table de nuit » couverte d'un tapis de velours frangé d'or ; « un coffre de nuit » avec une serrure dorée et les quatre coins garnis d'argent ; un miroir « et le valet pour le tenir » accoutré d'or ; une pelolte de