SCÈNE VIII. J
Être mis en comparaison Avec un affreux hérisson!...
Un homme en ma position.
Qui peut choisir, en mariage.
Le plus beau parti du village!
STÉPHANETTE, raillant.
Même lafill’ du percepteur!,.
FABRICE
Pour obtenir ce sort flatteur.
Je ne craindrais pas d’anicroche...
J’ai des louis d’or plein ma poche,
A les remuer. Dieu merci,
A la pelle, sachez ceci.
STÉPHANETTE, aurprije.
À la pelle!
FABRICE
A la pelle !... ainsi Regardez !... tenez!... les voici!..
STÉPHANETTE, ému».
Je devine... c’est la richesse
Qui vous fait tout rompre entre nous...
Je suis trop pauvre... et ma tendresse N’est plus, hélas! digne de vous...
Il vous faut une demoiselle...
Alors, vous me cherchez querelle...
FABRICE
Je suis querelleur, à présent?.. .
Le reste n’est pas suffisant?...
Puisqu’il en est ainsi, ma belle.
De ce pas.
Lestement je vas Conclure un noble mariage!.,.
STÉPHANETTE
Allez, sans tarder davantage,
Être orgueilleux Et vaniteux ;
Vous serez, dans votre carrière,
Je vous le dis, très-malheureux :
Oui, malheureux comme une pierre :
Quand un homme est aussi changeur Ça ne lui porte pas bonheur!...
ENSEMBLE
Oui, sans tarder davantage,
Faites un grand mariage.
Orgueilleux,
Vaniteux!
Mais, avant un an, je veux Vous trouver dans la souffrance !
Et, voyant la providence
Vous trahir*
Vous punir.
Ah! j’ en rirai de plaisir'
FABRICE, à put.
A son dépit, oh ! je gage Qu’elle m’adore avec rage ;
C’est fâcheux,
Malheureux,
Je ne puis copnhler ses vœux ;
Le monde a son exigence.
Je dois, en fait d’alliance,
M’assortir,
Et choisir
Ce qui peut me convenir!
(Fabrice se dirige vers le fond, se retourne, s’arrête, regardç Stéphanette avec regret, puis fait ud geste 4$ résolution et sort.)