MONNET (CHARLES
Parmi les dessinateurs pour les livres, voici l'un des plus féconds, mais aussi l'un des plus inégaux. Il avait puisé dans les sérieuses études de la peinture d'histoire la connaissance du corps humain et un certain art de composition, et pourtant, dans ses dessins, les formes de ses personnages paraissent soufflées, et leurs draperies molles et lourdes. Monnet n'avait pas, en outre, comme plusieurs de ses rivaux, ce charme, ce fondu qui en augmente l'agrément. L'aspect de ses lavis, exécutés avec une terre qui n'est ni la sépia ni le bistre, est dur et criard, et ce défaut est surtout sensible dans la réunion des dessins faits pour les Métamorphoses d'Ovide, où ils se trouvent à côté des tendres mines de plomb d'Eisen et des harmonieuses sépias de Moreau. Ajoutons pourtant que les compositions de Monnet gagnent beaucoup à la gravure, et que le burin des Yidal et des le Mire rachète, dans les compositions, comme la Salmacis et Hermaphrodite ou Vlo, et
comme les Baigneuses poursuivies, ce que le modèle pouvait avoir d'un peu sec.
Monnet est né à Paris en 1732. Il fut élève de Restout, et, après avoir obtenu le premier prix de peinture, il entra en 1753 et resta trois ans kVÉcole 7'oyale des artistes protégés, sorte de préparation au séjour futur de Rome. Il y exposa, en 1754, un Sacrifice à Bacchus, et l'année suivante une Armide.
Nous trouvons dans la correspondance échangée entre Natoire, directeur de l'Académie de France à Rome, et le marquis de Marigny, quelques traces du séjour de Monnet dans cette ville : « 3 mai 1758. (( Voilà le rouleau que j'ay l'honneur de vous en- (( voyer des études des trois pensionnaires nommés « Monnet, Fragonard et Brenet. Je souhaitterois (( qu'elles fussent au point de vous faire oublier par « leurs mérittes le retard à s'acquitter de ce devoir. « C'est tout ce que j'ay pu tirer de leurs talens, et ce « n'a pas été sans peine. »
Et le 18 mars 1761 : « Le S*" Monnet est bien sen- « sible à ce que vous luy accordiez la permission « d'aller passer quelque tems à la cour de Parme. Il « se rendra digne, partout oti il se trouvera, de vos « bontés. » Il paraît que ce projet de Monnet de faire quelques travaux pour le duc de Parme n'eut pas de suite.
De retour à Paris, Monnet fut adjoint à Vien (1764) pour restaurer le plafond de l'hôtel de Toulouse, appartenant au duc de Penthièvre et qui avait été peint au siècle précédent par François Pé-
rier; il fut agréé à l'Académie (1765), mais n'en fut jamais reçu défmitivement, bien qu'il eût le titre de peintre du roi \ Il exposa souvent aux salons de peinture ; ce sont généralement de grands sujets peints, religieux et sévères : C/irist expirant sur la croix, Saint Augiistin écrivant ses Cojifessions (1765), Madeleine en méditation (1767)^ sujets qui contrastent étrangement avec la tendance de son esprit. Diderot, qui n'aimait pas sa peinture, le tarabuste vraiment trop au sujet de son Saint Augustin : « Je « ne parle de ce morceau que pour montrer combien « on peut rassembler de bêtises sur un espace de (( quelques pieds. Le saint qu'on voit à gauche a la « tête tournée vers le ciel , mais est-ce au ciel ou en (( soi-même qu'on cherche les fautes de sa vie pas- « sée ? Il faut que ce Monnet n'ait ni vu faire, ni fait « un examen de conscience. Quand on regarde au (( ciel, on n'écrit pas; cependant le saint écrit. (( Quand on écrit, on n'a pas le bec de sa plume en
* Monnet, comme beaucoup d'artistes, était logé au Louvre. Voici un curieux acte de reconnaissance de logement, qui donue quelques détails à ce sujet : *
« Je soussigné déclare occuper un emplacement dans le Louvre au second « étage en entrant du côté de Saint-Germain l'Auxerrois, ayant deux crois- >< sée sur la cour qui m'a ettée donnée par M^ de Marig-ny alors Directeur u des bâtiments, en 1767. Le quel étant absolument nu, j'y ait fait construire « à mes frais, cloison, porte, fenêtres, plafond , carlage, enîin absolument « tout ce qui est nécescaire pour se clore et former un atellier de peintre et M un cabinet qui me sert présentement de logement, déclare en outre n'avoir « rien, appartenant au si devant Roi.
« Paris ce onze octobre 1792. L'an 4« de la Liberté et la première de la ^ République.
« Monnet.
M peintre de l'Académie. >.
Cette pièce nous a été très-obligeamment communiquée par ]\L E. Cottenet.
« l'air, car alors l'encre descend sur la plume et non « sur le papier. C'est un ange de mauvaise humeur « qui sert de pupitre. Cet ange est de bois, et, quand « on est de bois, il ne faut pas avoir d'humeur. » Il trouve encore que son Amour nu est une masse de chair informe et n'est non plus en état de voler qu'une oie. Quant à sa Madeleine , elle est « sans « couleur, sans intérêt, sans caractère et sans « chair. C'est une image de papier blanc, une dé- « coupure de Huber, mais mauvaise , sans la préci- « sion des contours, seulement aussi mince et aussi « plate, et très -insipide quoique nue. Au pont « Notre-Dame, chez Tremblin^ pourvu qu'il en « veuille, car il est difficile. »
Du reste, Monnet n'était pas né coloriste, et il est probable que, devant son peu de succès, il renonça à la peinture pour se livrer tout entier au dessin, où son talent devait trouver plus facilement son emploi, surtout après des critiques comme celle-ci, que son bourreau Diderot met dans la bouche du peintre Saint-Quentin, qu'il suppose son interlocuteur: « Monnet, toujours agréé et jamais reçu. Borée « etOrithye, dessus de porte pour le roi; deux belles « et bonnes croûtes, ce qu'il y a de plus mauvais en « histoire '. »
Ses débuts dans l'illustration paraissent dater de la commande que Basan lui fit de 36 des sujets des
1 Diderot, Salon de 1773. Les peintures dont parle le critique étaient en effet destinées à la salle à manger de Trianon et doivent s'y trouver encore.
Métamorphosps d'Ovide, dessins qu'il a exécutés de 1765 il 1768. Ils sont bien composés et pleins de mouvement, mais, comme nous Tavons déjà dit, sèchement faits. Les meilleurs de beaucoup sont ceux où il déshabille les corps des déesses ou des mortelles distinguées par les dieux ; car il a une prédilection pour les sujets risqués, justifiée par ce fait, que ce sont ceux qu'il réussit le mieux. On avait de préférence, dans cet ouvrage, confié à Boucher et à Eisen , qui s'en sont fort bien tirés, du reste, les sujets les plus galants et où la forme féminine devait être le plus complaisamment dévoilée, et Monnet n'y eut malheureusement, sauf la ravissante composition d'Io caressée des nuages sous la forme desquels se cache Jupiter, que des sujets sérieux à traiter.
Il avait dessiné, pour le graveur Fessard, une bonne partie des nombreuses figures de son édition des Fables de la Fontaine (1765-75). En 1773, il donna des dessins pour le Temple de Gnide, mis eu vers par Colardeau, faibles imitations, pour Fart et la poésie, du beau livre paru l'année précédente. Il compléta plus tard l'illustration des œuvres de cet auteur dans une édition collective parue en 1779. C'est dès 1771 que Monnet fit pour le graveur Tilliard sa belle illustration de Télémaqiœ dont les dessins furent exposés en partie à l'exposition de l'Académie de cette même année, et dont la série de gravures se vendait séparément.
Yoici, au reste, quelques extraits de l'annonce qui
fut faite, en janvier 1773, dans le Mercure de France, au sujet de ces figures : « Aventures de Télémaqiie. « 72 estampes in-4. Les sieurs Monnet, peintre du <( roi, et Tilliard, graveur, ont cru devoir réunir « leurs talens pour en présenter au public les traits (( les plus intéressans ; ils se proposent d'en former (( une suite d'estampes excutées d'une manière nou- « velle, et propre à orner les cabinets ou à joindre « aux différentes éditions qui ont été faites de cet « ouvrage. »
Les libraires profitèrent de l'occasion , comme le prouve le passage suivant, pour lancer une nouvelle édition de luxe du Télémaque, dans laquelle on pût insérer facilement ces estampes : « Comme l'im- « primerie et la gravure sont deux arts qui se (( tiennent, et que les amateurs pourront souhaiter « de joindre aux estampes le texte même de Té- (( lémaque, les libraires associés qui en ont le pri- (( vilége annoncent qu'ils se disposent d'en faire ((' une édition in-quarto, dans le même format, dont (( ils se flattent que l'exécution, pour le papier et la « partie typographique, répondra aux soins des ar- « listes pour la gravure ; ainsi il ne restera rien à « désirer dans une pareille entreprise. La première « suite ', qui se publie actuellement, est de la plus (( grande beauté ; les dessins sont parfaitement com- « posés et les gravures sont faites avec beaucoup « d'art, de soin et de goût. »
^ Chaque cahier coûtait 8 livres.
MONNFT. iOo
Sans partaiier l'enthousiasme, intéressé sans doute, fie l'auteur de cette annonce, et tout en trouvant dans ces compositions les types bien conventionnels , les draperies bien peu nobles et bien boursouflées, défaut qui est général dans l'œuvre de Monnet, bien (jue la gravure enfin y soit d'un travail lourd et monotone, nous devons pourtant reconnaître que l'ensemble constitue un assez beau livre, décoré, en tous cas, avec profusion, de figures.
Monnet a fait aussi, sur le même ouvrage de Fénelon, des dessins pour une série in-4° en largeur, dans laquelle deux sont de Boucher et deux autres de Cochin. Ces compositions ne paraissent pas avoir été non plus exécutées pour une édition déterminée. Elles sont restées à l'état d'estampes et sont très-supérieures aux précédentes. C'est le graveur de Monchy qui les avait réunies , gravées en collaboration avec Patas, et dédiées presque toutes à la marquise de Yillette, dame de Ferney- Voltaire.
Monnet a donné aussi quelques dessins pour YOrlaiido furioso de Baskerville (1773), pour les Fablps deBoisard (1777), assez jolie suite, ^o\xv\di Diinciade (177o) de Palissot, dont il illustre ensuite les Œuvres complètes (1778), et pour les Opuscules poétiques de Parny ; mais son œuvre la plus importante et la plus réussie de cette époque, c'est l'illustration de 52 dessins pour les Romans et Contes de Voltaire (1778), dont la vogue était si grande alors. Il a mis dans ces petits tableaux de l'invention et de la gaieté, et il a pu se donner carrière dans les nombreux sujets
scabreux qu'il réussissait tout particulièrement. Aussi quelques-uns de ceux de Zadùj , les charmants dessins de Candide^ surtout celui où Candide rencontre deux femmes poursuivies par des singes, celui du Euron amoureux, enfin celui à^^ Jenni Çi\\ la dona Boca-Vermeja reçoit le fouet des mains du révérend père, sont parmi les plus agréables elles plus réussis.
Monnet avait entrepris avec Lépicié, sur la commande sans doute de Lebas qui les gravait, une série de Figures de F Histoire de France. Cette suite, qui devait être composée de deux à trois cents estampes, paraissait chez le graveur par livraisons de 18 sujets et coûtait 18 livres aux souscripteurs. Moreau fut sollicité d'y collaborer; mais, à la mort de Lebas, après le rachat des dessins qu'il avait exécutés et des planches gravées, il élimina de la collection toutes celles, assez médiocres à la vérité, de ses confrères, et l'ouvrage de Monnet resta forcément inachevé.
Nous avons encore vu de Monnet, datés de 1779, de grands dessins largement lavés à la sépia pour une illustration de la Pucelle de Voltaire , intéressants comme facture et comme point de comparaison avec ce que Gravelot, Marillier et autres ont fait sur le même sujet. Ces compositions n'ont pas été gravées.
Il avait aussi commencé une suite de figures in-4° pour les Contes de la Fontaine. Deux sujets pour Joconde et celui de Ricliard Minutolo, seuls, ont été gravés.
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Monnet avait acquis une grande pratique des allégories, les réussissait fort bien, et c'est pour des compositions de ce genre, dit Renouvier, qu'il avait été nommé peintre du roi. Aussi le dessinateur courtisan qui avait représenté allégoriquement le Sacre de Louis XVI, devenu tout à coup très-patriote et très-républicain , s'empressa-t-il , imitant en cela beaucoup de ses confrères, de représenter non moins allégoriquement le Triomphe de la République française; accueillant ensuite avec autant d'enthousiasme le pouvoir énergique qui venait d'apparaître, il dessinait Bonaparte donnant la paix à r Europe , et le Triomphe de la Religion sur T Athéisme révolutionnaire; un peu plus tard, c'est /^ Couronnement de Napoléon; enfm, à la restauration des Bourbons, le dessinateur de l'allégorie politique, déjà bien vieux, et qui ne se piquait pas, on le voit, d'un attachement exemplaire aux régimes tombés, imaginait une composition sur ce titre : Pacte tacite entre le Roi et la Nation. Equité ^ Impôt, Sûreté.
Ses ouvrages, pendant la période révolutionnaire, sont importants et intéressants, surtout par l'actualité de la représentation des faits dont il était témoin et par leur vérité historique. La plus considérable est sa série des quinze principales Journées de la Révolution, dont il fit les dessins pour son ami Helman, qui les a gravés. Certes, Moreau aurait composé ces faits importants d'une manière plus artistique et avec plus de style , ses figures auraient été plus aisées, mais il n'y aurait pas mis plus de
saisissante réalité et plus de conscience : VOuverture des états généraux, le Serment du Jeu de Paume, la Prise de la Bastille, r Abandon des privilèges à V Assemblée nationale, l'Exécution de Louis XVI et le i3 vendémiaire, avec la fusillade des marches de Téglise de Saint-Roch, donnent une fidèle représentation de ces faits importants de notre histoire moderne.
Il n'avait pas abandonné pour ces travaux historiques le culte de la vignette. Il faut citer de cette époque quelques figures pour la Pucelle [il9^), l'illustration de Lucrèce, de l'édition de Didot jeune, celle de Gil-Blas (1796), enfin celle des Liaisons dangereuses (1796), en collaboration avec M"'' Marguerite Gérard, qui nous le montre fidèle, surtout dans la scène entre M""*" de Merteuil et Cécile de Volanges, à son genre de dessins risqués et libres. (( Une expression ténébreuse et des formes grandies « et voluptueuses sans grâce indiquent trop que « l'artiste avait été plus émotionné par le roman « de Laclos que par les événements dont il avait (( été témoin ^ »
Nous trouvons Monnet, à la fin du xyiii® siècle, professeur de dessin du Prytanée de Saint-Cyr, comme le témoigne la lettre suivante, adressée au directeur le citoyen Salliord, qui a écrit en note : A revoir, demandes du professeur de dessin, lettre qui témoigne tout au moins de son grand respect pour les beaux modèles de l'antiquité :
* Renouvier, Histoire de l'art pendant la Révolution.
« Ce 22 vendémiaire an IX '.
« Citoyen Directeur,
(( Je vous prie de présenter à l'administration le « besoin que l'on a de belle testes moulée d'après « l'antique, pour inspirer aux élèves ce goût du « grand genres, parmi lesquelles on distingue celle « de Minerve, de Niobé et de ses enfants, rArriane « du Capitole, Achille, Mercure grec, Mitridate de (( Lantin, l'Isis; Ton devroit aussi avoir de grandes « figures, telle que TAppolon, le Gladiateur, la (( figure écorchez de Houdon, cela seroit d'autant « plus facile que le ministre n'a qu'à les demander « à l'administration du Muséum. Pour les élèves qui « ne sont point encorre en état de dessiner d'après (( la bosses, et les commençant, il faut un font de « dessins et de principes gravés d'après les grands (( maîtres, et leurs inspirer cette vénération que Fou « doit à ceux que tout les artistes actuellement exis- « tant onts étudiez, tel que les Raphaël, Domeni- « quin, le Guide, Carache, dessinés par Bouchardon, a Regnault, Vincent, le Tier et autres.
(( Pour moi, particulièrement, je vous prirais, « Citoyen Directeur, me faire obtenir de l'adminis- « tration que, pour rendre mon logement suppor- « table^ elle veuille bien ordonner le percement de « deux portes qui ont été bouchée pour pouvoir « communiquer d'une pièce dans une autres , et
» Cette lettre fait partie de la collection de M. E. Cottenet, qui a €U l'obligeance de nous la communiquer.
« n'ayant point de cuisine, je demande que dans la (( seconde pièce, ou il y a eu un poêle, on etablise « des fourneaux qui face cheminée, et une supente « dans la même pièce pour pouvoir serrer bois, « charbon, enfin ce qui est nécessaire, manquant de « grenier, vous m'obligerez sensiblement de presser « ces demandes, et soyez persuades de mon devou- « ment particulier.
(( Salut et respects,
« Monnet. »
Toutefois Monnet vieillit, et son talent avec lui. Les dessins, que nous avons vus, de ses dernières an nées, sont bien faibles, et on ne retrouve que difficilement, dans ceux qu'il a exécutés pour Gess7ier, pour les Lettres à Emilie (1801), pour le Comte de Valmonty ponr Vert-vert, pour le Roman de la Rose, le Monnet des Métamorphoses d'Ovide et des Contes de Voltaire.
Monnet avait épousé M^^'^ Yan Merlen, descendante d'une ancienne famille de graveurs hollandais .et fille de M"'^ Yan Merlen, installée au Louvre, qui restaurait les tableaux et avait importé de Hollande l'art du rentoilage. Il se trouvait être ainsi le beaufrère du graveur Godefroy. Monnet était grand amateur du beau sexe, et l'amour avec lequel il a caressé dans ses dessins les formes féminines le ferait assez connaître, si l'on n'en avait conservé la tradition dans sa famille.
AlOxNNET. 411
Il est mort II l'àgc do soixante-quatorze ans (vers iSlGoii 1817), à Sainte-Périne, où il s'était retiré.
Omde (/e? Métamorphoses d'j, trad. par l'abbé Banier. — Paris, Ba- .sah et Lemire, 1767-71. — 4 vol, iii-4o.
Les 36 dessins de Monnet, à la sépia, joints à ceux de Moreau, Boucher, Eisen et Gravelot, etc. — Vente Renouard. — 1,730 fr. — Vente Thibaudeau (sans ceux de Boucher). — 810 fr. — Chez M. lk baron Jkrômk PICIION.
Une charmante gouache représentant Jupiter et lo, d'après Monnet, sinon de Monnet, in-1». — Chez M. Pu. dk SAINT-ALBIN.
Le Véritable Honneur est d'être utile aux hommes.
2 dessins d'allégorie, au bistre, signés et datés 1768. — Vente Cape. — 13 fr.
Ariosto. — Orlaiulo Furioso. — Birmingham, Baskerville, 1773. — 4 vol. in-8o.
Un dessin in-4", au crayon noir, lavé d'encre de Chine, i-ehaussé de gouache. — Chez M. Eugène PAILLET.
Voltaire. — Contes et Romans, — Bouillon, 1778. — 3 vol. in-S^.
Les 57 dessins originaux, joints à 5 de Marillier, 1 de Moreau , 1 de Martini et 14 fleurons, reliés en un vol. gr. in-4'', cuir de Rus., fil.tr. d. (Niedrée.) —Vente Renouard. — 400 fr. — Chez M. le baron James de ROTHSCHILD.
Voltaire. — La Pucelle d'Orléajis.
22 dessins et un frontispice in-4'>, k la sépia, datés de 1779, rel. en un vol. mar. r. comp. tr. d.(Lortic.).— Chez M. le comte de SAVIGNY.
Fénelox. — Aventures de Télémaque. — Paris, Didot, 1785. — 3 vol. gr. in-4o, mar. r. dent., tr. dorée. (Duru.)
Exemplaire contenant les 96 dessins originaux, à la sépia (72 grands dessins et 24 fleurons), datés de 1773. — Vente Détienne. — 393 fr. — Vente Renouard. — 241 fr. — Chez M. le baron James de ROTH- SCHILD.
La Fontaine. {Contes de).
8 dessins in-S", à l'encre de Chine {la Servante justifiée, la Gageure des 3 Commères , le Paysan qui a offensé son seigneur, le Poirier enchanté, le Villageois qui cherche son veau, le Mari confesseur, le Savetin-). — Vente Maizeaux (1869). — 230 fr. — Chez M. de HÉRÉDIA.
Renaud et Armide.
Dessin à la mine de plomb. — Vente Morel de Vindé (1873). — 145 fr.
Figures de l'Histoire de France. — Ouvrage proposé par souscription, par J.-Ph. Le Bas. — Paris, Simon. — ln-4o, demi-rel., fig.
Exemplaire contenant 50 dessins, dont 4 de Monnet, et le reste de Lépicié. — Vente Renouard. — 61 fr. — Vente Gautier, — 216 fr. — Vente Benzon. — 350 fr. — OLLIVIER, lil)raire à Bruxelles.
Vignettes pour la Cojistitution de 179 L
7 dessins à l'encre de Chine. — Vente du graveur Ponce (1731).
Vignettes allégoriques pour le Berceau de la France. 3 dessins à l'encre de Chine. — Même vente.
Les Principales Journées de la RévohUion. — In-4'^ en long., grav. par Helman.
15 dessins à la plume et coloriés. — Vente d'Aug. de Saint-Aubin (1808). — 150 fr. — Naudet.
Lucrèce. — De la Nature des choses, trad. par Lagrange. — Paris (imp. Didot), Brunet père, an II (1794). — 3 vol in-4o, mar. r., fig.
L'unique exemplaire , impr. sur vélin , avec les 6 dessins originaux, était en vente à Hambourg, en 1798, pour 500 liv. sterl.
Gresset {Œuvres de). — Paris, 1774. — 2 vol. in-S".
3 dessins à l'encre de Chine. — Chez M. MAHÉRAULT.
Voltaire. — La Pucelle d'Orléans. — Paris, Didot jeune, an III (1795). — 2 vol. in-4o.
Brunet dit qu'on en a tiré un exemplaire sur vélin de format in-fol., auquel étaient jointes les aquarelles de Monnet et de Monsiau.
Montesquieu. — Le Temple de Gnide. — Paris, Didot aine, 1776. — In-4*', fig., mar. bleu.
Exemplaire contenant un beau dessin à l'aquarelle, de Monnet, signé et daté, 1793. — Vente du baron Thibon. — 750 fr. — Chez MM. MOR- GAND et FATOUT, libraires.
Choderlos de Laclos. — Les Liaisons dangereuses. — Londres (Paris), 1796. — 2 vol. in-8o, fig., mar. bleu, conip. tr. d. (Thouvenin.)
Exemplaire contenant les 9 dessins originaux de Monnet, signés, à la sépia et à l'encre de Chine, auxquels sont joints ceux de M"» Gérard.
— Vente Pixerécourt. — 160 fr. — Vente A. Bertin. — 350 fr. — Chez M. HANKEY.
Guillaume de Lorris et Jehan de Meung. — Le Roman de la Rose. Paris, Fournier, 1798. — 5 vol. in-8", gr. pap., demi-rel.
Un exemplaire avec les dessins originaux. — Vente Chardin (1823).
— 260 fr.
Sylvain Maréchal. — Voyage de Pythagore en Egypte, dans la Chaldée et dans Clnde. — Paris, Déterville, 1799. — 6 vol. in-S", mar. r. dent. (Purgold.)
Exemplaire contenant 5 dessins originaux de Monnet et de Maréchal. — Vente du comte de la Bédoyère (1862). — 120 fr. — Catalogue Fontaine (1872). — 250 fr.
Nerciat (Andréa de). — Le Diable au corps.
Un manuscrit de ce roman en 2 vol. in-4«, daté de 1797, et illustré de 12 dessins, attribués à Monnet, se trouverait dans la bibliothèque de M. d'A... (Gay, Bibliographie).
LouvET DE CouvRAY. — Aventuvcs du chevalier de Faiiblns. — Paris, 1798, 4 vol. in-So.
Le dessin original de Monnet, joint à ceux de Marillier, etc. — Chez M. E. PAILLET.
Demoustier. — Lettres à Emilie sur la mythologie. — Paris, Renouard, 1801, fig-. av. la lettre. — 6 vol. in-12, mar. r.
Exemplaire imprimé sur vélin (édition de 1809) , dans lequel sont insérés les 87 dessins originaux. — Vente Renouard. — 162 fr. — Vente E. Gautier. — 1,500 fr.— Chez M. RATTIER.
Gessner {Œuvres de). — Paris, Dufart, s. d. —2 vol. gr. in-S", fig.
21 dessins à l'encre de Chine.— Ces dessins de Monnet et d'autres, en tout 52 pièces, ont figuré à la vente du graveur Ponce (1831). — Vente du comte de la Bédoyère (1872). — 76 fr. — Chez M. RATTIER.
Berquin (Œuvres complètes de). — Paris, Renouard, 1803. — 19 vol. in-12, cuir de Russie.
Exemplaire contenant 86 dessins carrés de Monnet, à la sépia et à Tencre de Chine, en partie non gravés, joints à ceux de Borel, Monsiau, etc.. — Vente Renouard. — 310 fr. — Vente Lebœuf de Montgermont. — 7,000 fr. — Chez M. LEFILLEUL , libraire.
Boileau.
8 dessins in-12 de Monnet, dans un exemplaire de ses œuvres, orné
de nombreux portraits et gravures. — Catalogue Fontaine (1873). L'abbé Gérard. — Le Comte de Valmont, ou les Égarements de la
Raison. — Paris, 1807. — 6 vol. in-8, v. fil. tr. d. (Trautz-Bau-
zonnet.)
Exemplaire contenant 10 dessins originaux de Monnet, plume et encre
de Chine, signés et datés 1775-77, et 6 de Moreau. — Vente du comte
de la Bédoyère (1862). — 170 fr. (Sans ceux de Moreau.) — Chez M. L.