RŒDERER
GuiLL. DE LoRRis ET Jeiian DE Meung. — Lc Romun de la Rose, rev. par Méon.— Paris, Didot, 1813.— 4 vol. in-4o, gr. pap. derai-rel. Exemplaire avec 5 dessins de Monnet, dont un portrait. — Vente Méon. — Vente du comte de la Bédoyère (1837). — 199 fr. — Vente Potier, (1870). — 245 fr. — Catalogue Fontaine (1870). —'350 fr. — Chez M. SILHOL, à Vézenobres (Gard).
15 dessins pour une Histoire romaine (4 dessins, plume et encre de Chine), pour une histoire de la Bible, pour Regnard (le légataire universel), etc. — Chez M. AUDOUIN. Portraits de M^^ Monnet, de sa sœur M^^ Thierry, de son beaufrère le graveur Godefrof/, aux crayons de couleur. Chez M»e PAILLET.
Frontispice de livres.
2 dessins in-l» signés, l'un à la plume et à l'encre de Chine, l'autre à la mine de plomb. — Chez M. le baron James de ROTHSCHILD.
Il y a des dessins de Monnet chez MM. BÉRALDI, AUDOUIN, MA- HÉRAULT.
MON SI AU (mCOL AS- ANDRE
Monsiau est né à Paris en 17S4 ; il se destina à la peinture d'histoire et fut élève de Peyron, qui Taffectionnait beaucoup. Il peignait avec une extrême facilité, et exposa de nombreuses fois à partir de 1787 \ époque à laquelle il fut agréé à FAcadémie de peinture, titre qui était nécessaire , du reste, pour prendre part aux expositions organisées par elle. Il en fut reçu définitivement en 1789. Il faisait de grandes peintures dont les sujets étaient pris dans rhistoire grecque ou romaine et qui péchaient trop souvent par la couleur et le dessin. Toutefois il réussissait mieux les sujets modernes, et son Molière li-
^ Voici la liste des dessins exposés par Monsiau, aux salons de peinture. — 1787 : — Quatre dessins enfermés sous deux cadres représentant le Triomphe de Paul-Emile. — La Mort de Caton d'Utique. — La Mort de P/wcion.
1789. — 3Iort de Cléopàtre. — Le Triomphe de Paul-Émile (suite de ceux du salon dernier) ; il appartient à M. Daucourt, directeur des fermes.
1791. — Vénus au sein de sa famille, dessin colorié à l'aquarelle. — Mort de Phocion, dessin au bistre.
1793. — L'Amour et la Folie, dessin à l'aquarelle.
MONSIAU. ilo
saut Tartuffe chez Ninon de Lcnclos passe pour sa meilleure toile. Jl était apprécié des critiques d'arl du temps ; Chaussard, Tim d'eux, disait dans le Pausaunias que son tableai^ de la Moi't de Raphaël « se « recommande par l'élégance du dessin, la noblesse (( des personnages et des airs de tète, l'arrangement « des draperies et le parti qu'il a tiré du costume ».
Monsiau nous semble avoir réussi davantage dans l'illustration des livres, et, si une partie de son œuvre laisse un souvenir durable , ce sera plutôt celle-là. Non pas qu'il ait dans ses dessins une aisance ni une composition bien remarquables, mais on y rencontre de la bonhomie, l'observation de la nature et un sentiment qui ont trop souvent fait défaut à ses émules et qui donnent à ce qu'il a produit quelque chose de piquant et d'inattendu. Ensuite il possède deux ou trois types charmants que l'on retrouve dans tout son œuvre et dont les originaux ou les modèles devaient vivre autour de lui dans sa famille : son type coloré de femme brune au gracieux sourire, dont les traits font penser à l'idéal de Prudhon, et son charmant type de blonde. •
Il était dans toute la maturité de l'âge et du talent , lors des plus sombres jours de la Révolution. On achetait peu de grandes peintures alors, et Monsiau dut s'estimer fort heureux de trouver l'éditeur Defer de Maisonneuve, qui lui demanda des dessins teintés d'aquarelle pour la Galatée de Florian, et la Mort d'Abel, poëme de Gessner, dessins qu'il faisait reproduire en couleur. Ces deux ouvra-