Le roi de Danemark arriva le 22 septembre
2. La future Impératrice du Brésil, née le 22 janvier 1797, mariée à Don Pedro le 6 novembre 1817, morte, le 11 décembre 1826.
« Plus nous touchons à l'ouverture effective du Congrès, plus il est intéressant de connaître les objets importants qu'on va y discuter. Les deux principaux, et sur lesquels les opinions pourront encore différer de beaucoup, sont la Pologne et la Constitution future de l'Allemagne, et dans cette dernière surtout le sort qui est destiné au roi et au royaume de Saxe. Le premier objet, sans doute le plus difficultueux et dont l'arrangement fixe en quelque sorte celui qui concerne la Saxe, a dû alarmer en même temps les Cours de Vienne et de Berlin, la première, surtout dans le cas où la Russie persisterait â vouloir rendre la Pologne indépendante sans son propre roi, moins cependant si le Duché de Varsovie était tout uniment enclavé dans l'Empire russe, puisqu'il ne s'en suivrait pas pour cela que l'Autriche prît peur pour cela pour ses parcelles de l'ancienne Pologne, tandis dans le premier cas l'esprit des Polonais, toujours désireux d'avoir un roi, fera révolter plutôt les habitants de la Galicie que de rester fidèles et sous la domination autrichienne. Cette affaire amènera encore des discussions, peut-être même désagréables, avec la Russie ; mais je ne crois pas que cet objet sera en état de brouiller la bonne harmonie qui règne entre les Cours alliées et qui doit se consolider encore par le séjour des Souverains de Vienne et par l'œuvre même du Congrès.
« Quant à la Saxe, je n'ai rien appris d'ultérieur à ce que j'ai mandé à Votre Altesse. Mais il m'est revenu d'une manière assez sûre que les Trois Légations, qui devaient servir de moyen de compensation et de dédommagement pour la famille royale ie Saxe, seront rendues à Sa Sainteté et que la Cour de Vienne, ^ui les a provisoirement en sa possession, n'aura en Italie que les frontières et les arrondissements qui lui sont assurés par e traité de Paris. »
Piquot parle ensuite au duc de l'évacuation du Piémont 3ar les troupes autrichiennes et des difficultés relatives à Alexanlirie et termine en disant :
« On croit que la Russie fera faire au Congrès la proposition de transporter Bonaparte dans un pays plus éloigné, ses •dations avec l'Italie et la Suisse étant trop fréquentes pour ju'on puisse les tolérer. »