Vienne, 16 septembre 1814 (F. 1. ad
RAPPORT à HAGER
ruits relatifs aux opérations préliminaires du Congrès. Constitution do l'Allemagne. La Saxe. Bruit de la signature d'une convention entre TAnjleterre et l'Autriche. Le voyage du prince royal de Wurtemberg. Les eprésentants des médiatisés. Gaertner. Lord Gastlereagh.
L'agent rend compte du bruit qui court dans les Chancel- :ies de la location à Baden de logements pour les ministres Russie, d'Angleterre et de Prusse, attendus incessamment ur entamer avec Metternich les préliminaires et arrêter les ses du Congrès qui ne s'ouvrirait que l'on se serait mis d'ac-
fd sur ces points.
: On m'a affirmé de façon positive qu'on n'avait encore auiie idée de ce que serait ou devrait être la Constitution de Jlemagne et qu'on attendait avec impatience des instruc-
. Cf. C Weil. Joachim Murât. La dernière Année de Règne, t. I, p. 109- , Cette ofTre avait été faite dès le mois d'avril et le refus de Pie VII est mois de juin.
tractions et des indications qu'on ne se pressait nullement de donner.
« Dans une autre Chancellerie, on m'a dit confidentiellement que le roi de Saxe aurait pris le parti de renoncer à la couronne et qu'il aurait expédié cette renonciation. On attendait impatiemment la confirmation de cette nouvelle comme de savoir à qui on donnerait cette couronne, l'Autriche tenant pour la ligne actuelle, la Russie et la Prusse pour les autresl lignes.
« On m'a affirmé, mais encore plus confidentiellement, que l'Angleterre et l'Autriche venaient de signer une convention séparée, seraient tout à fait d'accord et joueraient par suite le | premier rôle au Congrès. j
« D'après des nouvelles de Stuttgart, le prince royal de Wur- ! temberg, qu'on attendait à chaque instant ici, aurait pris le { chemin du Tyrol qu'il est curieux de voir et ne serait ici que [ le 19. On annonce du même endroit que le roi serait ici le 22 au lieu du 24. '
« On rit beaucoup dans toutes les chancelleries de la venue des députés des princes médiatiséSi On se moque surtout du i conseiller intime von Gaertner et surtout parce qu'il aurait mis ji sur ses cartes et sur son adresse la qualification de plénipo~l tentiaire de 40 maisons prlncières et comtales.
Il paraît aussi que lord Castlereagh est très mécontent de l'installation qu'on lui a donné à V Augartcn (1).