Vienne, 26 icptembre 1814 (F. 1. ad
Nota à HAGER (en français).
Ju mot de Serra-Gapriola sur Murât à dîner chez Razoumoffski. L'article secret des traités entre la France et l'Espagne relatifs à Naples et à Parme. La fragilité de la paix à cause du roi de Rome et de Murât. Le mot (l'Alexandre et du roi de Prusse au prince de Hesse-Philippsthal sur Murat.
C'est en se tenant les côtes que Medici m'a raconté hier dans a joie de son cœur un trait de cet oripjinal de Serra-Capriola (1). Is étaient à dîner hier chez Razoumotîsky avec trente-six diplonates.Le hasard plaça le duc à côté de l'envoyé de Hesse-Darmsadt qui lui dit bêtement; «Comment se fait-il, Monsieur le duc, ju'à présent nous avons ici deux ministres de Naples?... »
Le duc lui dit : « Je ne vous comprends pas. 11 n'y en a u'un. »
« Oh ! Monsieur, l'un est le commandeur Rufîo, ministre du ci Ferdinand, l'autre, le prince Cariati, ministre du roi Joahim. »
Le duc éleva alors la voix afin que tous les convives l'enendent ; « Il n'y a qu'un roi de Naples et qu'un ministre, le ci Ferdinand et le commandeur Rufîo et il y a à Naples un roleur qui s'appelle Murât et Cariati est le ministre d'un voleur. Entendez-vous, Monsieur. Voilà ce qui en est. »
Depuis l'arrivée de Talleyrand (2), on sait qu'il y a un article ecret dans le traité de paix entre la France et l'Espagne (3), Moyennant lequel ces deux Cours s'engagent à exiger préala- )lement au Congrès de Vienne, avant de traiter toute autre ihose, la restitution de Naples et de Parme aux Bourbons l'Espagne.
1. Serra-Capriola (Antonio Maresca Donnorso, duc de) (1750-1822). Envoyé in 1782 en qualité de Ministre auprès de Catherine II, marié en secondes noces kvec la fille du prince Wiazemsky, il resta à Saint-Pétersbourg, mais sans iaractère officiel, après le traité de Tilsit, défendit à Vienne, de concert ivec Ruffo, les droits des Bourbons de Naples, retourna ensuite en Russie »t mourut à Saint-Pétersbourg après y avoir rempli pendant près de quarante tns les fonctions d'Ambassadeur.