Vienne, 24 juin 1814 (F
GENTZ au PRINCE DE VALAGHIE (m/erce/><a en français)
(Analyse).
L'armée russe en Pologne. L'Autriche, la Bavière et la Prusse. Les remaniements territoriaux. Mayence. La Constitution de l'Allemagne. Murât et Naples. Les Pays-Bas. Rôle probable de la Russie et de l'Angleterre au Congrès.
Données sur l'armée que la Rus.sie va organiser dans le Duché de Varsovie et qui sera portée à 50.000 hommes.
Il s'occupe ensuite de l'arrangement provisoire (conclu entre les Ministres, avant leur départ de Paris) entre l'Autriche, la Prusse et la Bavière, relativement à l'occupation de Mayence, à la cession à la Bavière du grand-duché de Wûrzburg et d'une partie de celui de Francfort et à la restitution des territoires qui doivent faire retour à l'Autriche. On est de plus convenu de céder à la Bavière le Palatinat du Rhin et le duché de Deux-Ponts.
« Pendant qu*on traitait à Paris et que, d'accord avec l'Autriche, les troupes bavaroises se disposaient à occuper Mayence, on apprit que la Prusse s'y opposait et en attendant la solution on a décidé que la place sera occupée par les Autrichiens et les Prussiens. La Prusse ne pardonne pas à la Bavière la cession qu'elle a été forcée de lui faire en 1806 des principautés d'Anspach et de Bareuth. »
Difficultés que présente pour l'Allemagne le rétablissement d'une Constitution fédérative et d'un Empire Germanique. Il croit que « le lien fédératif, tel qu'il est prévu par le traité de Paris, subsistera tout au plus dans un sens diplomatique, c'esià-dire que les différents Etats ne seront liés entre eux que par des traités relatifs à la défense commune ou à des objets d'intérêt commun ».
« Les affaires d'Italie ont pris une si bonne tournure qu'elles n'occuperont pas beaucoup le Congrès », à l'exception de la
1. Bien que cette dépêche de Gentz ait été reproduite en partie en français par Prokesch-Osten {Dépêches inédites du Chevalier de Gentz, p. 78 et 84) et par Klinkowstrcem « in extenso » en allema.nd , da.ns Oesterreich' s-Theilnahme, pages 384-399 et 428-434, j'ai pourtant cru intéressant d'en donner l'analyse faite par le Cabinet noir lorsqu'il ouvrit et manipula cette pièce.
((uestion de Naples, où il croit « qu'à moins de troubles intérieurs, Murât restera sur le trône, malgré les projets hostiles (les Bourbons de France et d'Espagne ».
Données sur la solution probable de la question des Pays- Bas et sur leurs frontières.
« Si le Gouvernement anglais fait choix d'un négociateur habile, il peut jouer un beau rôle au Congrès, et même la France, (|uoique censée n'y être admise que par simple étiquette, peut, en agissant avec discrétion et prudence, y exercer une espèce de médiation et relever par là son influence politique, absolument anéantie par ses derniers malheurs. »