Stockholm, 27 septembre 1814 (F. 2. 4188 ad
ENGESTRÔxM à LÔWENHIELM (intercepta) (en français).
La Poméranie fera l'objet d'une négociation particulière. Instructions qu'il lui donne à ce propos. Eviter toute discussion à ce propos avec les ministres prussiens.
Depuis ma dernière dépêche du 22 on a eu des nouvelles
de la Prusse qui paraissent nous donner la certitude que le
gouvernement prussien voudrait s'arranger avec la Suède au
Usujet de la Poméranie et il paraît que cette affaire sera l'objet
d'une négociation particulière.
Aussi, M. le Comte, vous vous bornerez en conséquence à ifléclarer au prince de Hardenberg, lorsque l'occasion se pré-
ntera, que le roi n'entrera dans aucun arrangement par
ipport à cette province avec Sa Majesté Prussienne. Au cas qu'on voulut mettre cette affaire sur le tapis du Congrès, vous [vous refuserez à toute discussion sur un objet qui n'a aucun
rapport avec les affaires du Centre de FEurope. La paix de; Kiel donne la Poméranie au roi de Danemark, au cas que ce souverain remplisse de son côté les engagements qu'il a contractés vis-à-vis de la Suède. Comme rien n'a été exécuté de tout ce qu'il a promis, il n'a rien à prétendre. Il est intéressant d'apprendre le véritable but du voyage du général Bennigsen.
Le mécontentement en Danemark monte à un point, incroyable, mais le roi (de Suède) pense trop noblement pour vouloir en profiter. Il voudrait obtenir la Norvège, et comme c'est par les armes qu'il fait valoir ses droits, il ne voudrait pas récompenser celui qui n'a rien fait pour lui. Voilà M. le Comte, les instructions du roi, que vous trouverez justes.