Vienne, 10 octobre 1814 (F. 2. 3961 ad
Labrador. Son opinion sur la situation. Ses idées sur la Russie, les Pays- Bas et la Hollande, TAutriche et l'Italie, Arrivée de Los Rios à Vienne.
Labrador est nettement hostile à la prépondérance de la Russie à l'annexion des Pays-Bas à la Hollande, à l'accroissement
de l'influence anglaise. Il croit que l'Autriche devrait renoncer au préjugé qui lui fait croire que sa puissance consiste dans la possession de l'Italie et qu'elle devrait au contraire chercher l'agrandissement de son Empire en Allemagne. L'Italie devrait être partagée en petits Etats donnés à des princes des maisons de Bourbon et d'Autriche moyennant un pacte qui les rendrait indépendants de tous droits de suzeraineté.
Il croit que les Italiens préfèrent les Espagnols aux Allemands.
Arrivée à Vienne du chevalier de Los Rios (1), ancien ami de l'informateur, et qui vient remplacer Ferez de Castro rappelé à Madrid.