‹ Les dessous du Congrès de Vienne; d'après les documents originaux des Archives du Ministère Impérial et Royal de l'Intérieur à VienneChapitre 319 sur 842 · Naranzi (Spiridon) Colonel russa · texte numérisé non relu

Naranzi (Spiridon) Colonel russa

fins, pourvu qu'on ne nous donne pas au roi de Naples ou à celui de Sicile, nous ne serons pas si mal entre les mains des Anglais ou de TOrdre, parce qu'on ne taxera pas nos productions, ni on ne nous empêchera, comme faisaient les Vénitiens du temps de la République et comme feraient Murât et Ferdinand, de vendre nos denrées à qui nous voudrons. >

Le reste de la conversation regardant la campagne et les personnes ne serait d'aucune utilité, aussi je n'allongerai pas en vain cet article. Je dirai seulement qu'il a fait un tel éloge de RulTo que jamais je n'ai entendu le pareil. Il m'a dit que par sa logique, sa science diplomatique, son coup d'œil fin, sa justesse de voir en grand, il en faisait le premier homme d'état parmi tous ceux qu'il avait vus, et que c'était une perte pour l'Europe qu'il servît une petite puissance persécutée, maltraitée d'une manière si injuste et si cruelle par ses ennemis de même que par ses amis et ses parents. « Ruffo à la tête d'un grand état aurait mené l'Europe. » Voilà ses propres paroles.

Page 1