‹ Les dessous du Congrès de Vienne; d'après les documents originaux des Archives du Ministère Impérial et Royal de l'Intérieur à VienneChapitre 362 sur 842 · Vienne, 17 octobre 1814 (F. 2. 4014 ad · texte numérisé non relu

Vienne, 17 octobre 1814 (F. 2. 4014 ad

NOTA à HAGER (en français).

Les Indépendentistes, leur origine, leur but, leurs progrès. Similitude avec le Tiigendbnnd.

Les Indépendentistes. Ce sont tous des maçons qui cherchent à présent à former la nouvelle société, les Indépendeîitistes. Les Napolitains l'ont créée à Ancône. Elle se propage et a répandu le livre dont je vous ai parlé dernièrement imprimé à Novare.Au fond, cette Société ressemble beaucoup à celle des Amis de la Vertu {Tugendbund) qu'on avait formée en Prusse pour délivrer l'Allemagne des Français. On veut à présent s'en servir pour délivrer l'Italie des Autrichiens et de toute influence étrangère.

1. Castilla (Carlo de) un des agents de la police du royaume d'Italie, puis du gouvernement autrichien (Cf. Gallavresi. CaricsTgrio ConfalonierijU, 524 et qui devint un des deux conseillers au tribunal de Milan.

LES PRÉLIMINAIRES ET LES AJOURNEMENTS DU CONGRÈS 315 413. Vienne, 17 octobre 1814 (F. 2. 4014 ad 3565).

NOTA à HAGER

Alexandre, Metternich, la princesse Bagration. La Prusse et le sort de la Saxe et de la Pologne. Le véritable auteur du mémoire du prince de Piombino sur l'Ile d'Elbe.

Alexandre, qui avait Tair de ne pas trop distinguer Metternich en public, l'a beaucoup distingué avant-hier au bal de la princesse Esterhazy. Il lui a parlé très longtemps d^un air très content et très confidentiel. Cela a fait beaucoup de sensation.

On sait que depuis quinze jours Metternich n'a pas mis les pieds chez la princesse Bagration.'On en ignore la raison que tout le monde devine.

Les secrétaires des ministres prussiens savent, ou croient savoir, que la Saxe est à eux. Ils me Font dit confidentiellement à" moi et à d'autres. Je leur ai dit : « Il faut donc que le sort de la Pologne soit aussi décidé. »

Ils rii'ont répondu qu'on ne le croyait pas, et comme je leur ai dit alors : « Vous aurez la Lusace, pas plus. »

« Non, me dirent-ils, la Saxe entière. »

L'avocat Vera, quoique très habile homme, envoyé du prince de Piombino, n'a pas cru devoir faire lui-même son mémoire (1), par lequel il réclame l'Ile d'Elbe et ses revenus arriérés que Napoléon lui a pris. C'est Bartholdi qui l'a rédigé et on me dit qu'il est très bien fait.

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