‹ Les dessous du Congrès de Vienne; d'après les documents originaux des Archives du Ministère Impérial et Royal de l'Intérieur à VienneChapitre 363 sur 842 · Vienne, 14 octobre 1814 (F. 2. ad 4014 ad · texte numérisé non relu

Vienne, 14 octobre 1814 (F. 2. ad 4014 ad

Les Prussiens et Metternich. Les matinées du prince. La duchesse de Sagan. Stadion. Schwarzenberg. Ugarte. La Prusse a beau jru en Allemagne.

Les Prussiens et surtout la bande de Humboldt, tout comme

1. Gf d'Angeberg, 1,376 et KLiiBER,4» cahier, page 80. Mémoire présenté par ion Louis Buon, accompagne Ludovisi, prince de Piombino et de l'Ile d'Elbe, 111 Congrès de Vienne, octobre 1814.

. 2. Ce rapport, comme l'indique une note au crayon de Hager, fut, à «use de la personnalité de son auteur, l'objet d'un rapport spécial à l'Emïereur et lui a été présenté à part.

le Comte Schulenburg, se sont fort mal exprimés, lors du dîner donné le 14 octobre par le Duc Albert (1) sur le compte de Metternich,fou d'amour, d'orgueil et d'amour-propre, perdant toutes ses matinées, ne se levant qu'à dix heures pour courir de suite soupirer chez la Sagan, ayant à peine le temps de recevoir trois ou quatre des quarante personnes qui veulent lui parler et faisant attendre pendant des heures Hudelist, Gentz, etc., etc. Et cependant il a la prétention de gouverner le monde. Il est vrai qu'il j a quatre ans il déclarait dans ses lettres de Paris qu'il avait fondé la paix universelle.

Stadion ne comprend rien aux finances, mais son amour pour la bigotterie(5fc.)et sa coquetterie pour les femmes l'empêcheraient de toute façon de mener un département. Schwarzenberg est trop indolent et sacrifie tout à une chasse, et Ugarte (2) est nul et inactif.

La Prusse a donc beau jeu pour faire triompher ses idées et jouer le premier rôle en Allemagne.

Tout le monde doit le désirer du reste puisqu'il n'y a rien à espérer de l'Autriche.

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