Vienne, 13 juillet 1814 (F. 1. ad
COMTESSE DE RECHBERG (I) au COMTE DE GŒRTZ (intercepta en français).
Le Congrès. Tension entre les puissances. La question de Mayence. La Saxe. Armements en Autriche et en Bavière.
On ne doute pas dans le public que le Congrès ne se réunisse. On tire en suspens la réunion des Souverains. Cependant tous les préparatifs pour les fêtes se continuent...
Je sens, mon père, combien vous devez souffrir de ce nouvel incident qui menace le sort de notre pauvre Allemagne.il était sans doute à prévoir. On ne pouvait supporter ici la trop grande étendue de frontière et d'influence de la Russie. On ne pouvait voir non plus avec indifférence le trop grand agrandissement de la Prusse et Mayence entre ses mains est un objet de grande attention. On voyait d'ailleurs avec une peine infinie le sort de la Saxe.
1. Femme du Comte Alois François Xavier de Rechberg, Ministre de Bavière au Congrès, fille du Comte de Gœrtz, conseiller intime du roi de Saxe, qui l'envoya à Vienne au mois de septembre. (Cf. Pallaid. Correspondance inédite de Talle.yra.nd et de Louis XVII. Note, page 3.)
On dit que de grands armements se font en Bavière. De grandes forces réunies pourraient peut-être éviter de grands maux. Tel est l'espoir général. Puissent-ils ne pas nous tromper.