‹ Les dessous du Congrès de Vienne; d'après les documents originaux des Archives du Ministère Impérial et Royal de l'Intérieur à VienneChapitre 410 sur 842 · Vienne, 22 octobre 1314 (F. 2. 4123 ad · texte numérisé non relu

Vienne, 22 octobre 1314 (F. 2. 4123 ad

GŒHAUSEN à HAGER

a deuxième conférence chez Gagern.Les menées infructueuses de la Prusse. On se défie d'elle. Le mot dit à Gagera dans l'escalier de la Chancellerie d'Etat. Le dîner qu'il donne aux Anglais à Baden.

Les représentants des petits Etats allemands se sont réunis lez Gagern, où Rœntgen (Nassau), (1) a pris la parole. Ces (essieurs continuent à se retrouver chez le conseiller de Léga- )n de Mecklembourg-Schwerin von Dietrich (2) et s'y oc-

, Secrétaire de la Légation de Nassau.

Comte de Dietrich zu Erbmannsthal, conseiller de Légation de Mecklem- Ijrg-Schwerin.

cupent exclusivement du projet de proclamer TEmpereur d'Autriche Empereur d'Allemagne. La Prusse, d'après ce qu'on m'affirme de façon positive, contrecarre ce projet par tous les moyens dont elle peut disposer, et il paraît que depuis quelques jours elle s'applique à répandre le bruit que, même dans ce cas, l'Autriche ne défendra pas les intérêts de l'Allemagne, puisqu'elle n'a pas pris la défense de la Saxe et ne partage en aucune façon les vues des princes qui n'ont au contraire qu'à ^ faire cause commune avec la Prusse. Ces menées n'ont pas réussi jusqu'à présent, et Ion se défie tellement de la Prusse l qu'il semble peu probable qu'elle puisse arriver à ses fins.

P. -S. — Ce soir, bal chez Gagern où il y eut hier une deuxième conférence, à la suite de laquelle il s'est rendu de suite à la Chancellerie d'Etat, où il rencontra dans l'escalier un inconnu qui lui dit : « Je suis bien heureux de vous voir. Vous avez fait un nœud que personne n'arrivera à délier. »

Le 20, Gagern avait traité à Luxenburg et à Baden la plu- 1 part des ministres anglais présents ici. On dîna à Baden. Quel- ^ ques-uns des Anglais avaient tellement bu qu'ils ne purent] rejoindre leur voiture à pied et qu'il fallut presque les y por-| ter. Tout le monde était très gai.

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