Vienne, 26 octobre 1814 {F. 2. 4467 ad
DALBERG à WESSENBERG (chiffon) (3) (en français).
1 lui demande d'agir auprès de Metternich et de l'intéresser à son affaire des domaines de Ratisbonne que Montgelas a tranchée contre lui.
Permettez-moi, mon Cher Ami, que je réclame votre inter-
[. Chiffons trouvés et ramassés chez Talleyrand le 26 octobre.
î. Pourrait bien être le Prince Eugène, Masséna, Ney ou Davout, mais il
Ktlus probable que la lettre ait été adressée au Vice Roi. Intercepté et saisi chez Dalberg le 26 octobre. Cf. plus loin d'autres pièces
vention personnelle pour soumettre au prince de Metternich une affaire de la plus haute importance pour moi et dans laquelle il m'a prorais son appui.
Il s'agit du rapport des domaines de Ratisbonne dont je vous ai entretenu hier au soir. M. de Montgelas a soumis la question à un travail de bureau et me fait connaître que je n'ai plus de titre.
J'ignore la logique dont il fait usage, mais elle ne peut être que mauvaise. L'article décret nV est pas applicable.
Indépendamment de la justice qui appuie ma réclamation, le prince de Metternich et M. de Nesselrode sont, au nom de leurs souverains, intervenus dans cette affaire à Paris. Je n'ai, plein de confiance en leurs assurances, fait aucune autre démarche et je ne m'attendais pas à une telle réponse.
Je vous prie, mon cher ami, d'engager le prince de Metternich à jeter un coup d'œil sur les feuilles ci-jointes et à s'en occuper un moment. Ne peut-on pas rattacher cette question à la pension et aux arrangements qui régiront l'affaire d'Aschaffenburg.
Il serait fort dur, mon cher ami, de me voir privé de propriétés acquises avec autant de droit que celles données par tous les changements que le temps a opérés et d'en être privé, malgré l'appui que m'ont assuré les puissances auxquelles je crois rendre des services importants. Bonjour, mon cher Wessenberg. Vous connaissez l'amitié et l'attachement que je vous ai voués depuis longtemps.