Vienne, 24 octobre 1814 (F. 2. 4467 ad
DALBERG à JAUGOURT (1) [intercepla) (chiffon).
État des affaires. Russie et Pologne, Prusse et Saxe. Attitude de l'Autriche et de l'Angleterre. La réponse de Metternich à la Prusse, l'occupation provisoire de la Saxe et ses conséquences.
(Fragment de la minute de la dépêche n° 8 bis des Ambassadeurs du Roi au Département.)
ramassées chez Dalberg le 27 octobre, entre autres les pièces n°" 568, 569, 570, 571, 572.
1. J'ai cru utile de reproduire et de publier ce chiffon, ce fragment de 'a minute de la dépêche N" 8 bis des Ambassadeurs du Roi, parce que, comme on pourra s'en convaincre aisément, la rédaction définitive ne ressemble guère à ce premier projet de dépêche.
« Nous ne pouvons pas, Monsieur le Comte, vous annoncer que les alTaires générales aient pris une meilleure direction. Tout encore est intrigue, mystère et incohérence dans la marche et le système général.
L'Empereur de Russie insiste sur le Grand-Duché de Varsovie, sauf quelques parcelles qu'il consent à céder à la Prusse. Il veut y régénérer la Pologne.
La Prusse persiste à s'indemniser de cette perte en s'approjriant la Saxe. L'Empereur de Russie dit qu'il y a consenti ; que c'est un arrangement personnellement pris par le roi de Prusse et qu'il n'y a rien à y changer.
L'Autriche, à laquelle la Prusse avait exprimé cette velléité, ae s'y oppose que faiblement. Elle cherche à louvoyer,, à s'aider par l'effet du temps, à se fortifier de l'impression que cet acte d'injustice provoque dans tous les esprits, à nous faire entendre qu'elle nous prendra comme second, lorsqu'elle sera trop pressée par ses adversaires.
L'Angleterre poursuit son système et cherche dans la Prusse, e Hanovre et la Hollande une barrière impénétrable contre es agressions futures de la France.
Le l""" novembre approche, et on ne sera d'accord sur rien. \.ucune conférence n'a eu lieu (lacune dans le chiffon){i).
Le prince de Metternich a donné (2), à ce qu'on nous dit, me réponse écrite aux Ministres prussiens sur la demande jue ceux-ci ont faite d'occuper la Saxe. Il ne nous en a pas )arlé et ne nous a pas consultés.
Cette réponse est plutôt une discussion élevée sur la quesion même. Elle ne déciderien et ne consent à rien. Elle oppose ependant que la réunion de la Saxe à la Prusse ne peut se raiter qu'après que les limites des trois puissances de la Po- 3gne seront réglées et lie ainsi une question à l'autre. Dans et état de choses, l'occupation provisoire de la Saxe par les rmées prussiennes va avoir lieu, et cette condescendance de \ part de la Cour de Vienne est déjà un événement très fâcheux t qui laisse la Russie maîtresse de soutenir l'affaire du Grand- )uché de Varsovie comme elle le voudra... » Tout le reste de la dépêche manque.