Vienne, 5 novembre 1814 (F. 3. 4523 ad
Rapport à HAGER (analyse).
Affaire de Saxe. Hardenberg et les Princes allemands chez Metternich. Chiffons pris chez Gaertner.
Retard apporté au départ du Conseiller d^Etat (prussien) Friese pour la Saxe, la prise de possession de ce pays par la Prusse n'étant pas encore absolument décidée.
Hardenberg n'est resté qu'un instant à la Conférence que les princes allemands ont tenue chez Metternich.
Envoi de trois chiffons (peu intéressants) pris chez Gaertner.
(58. Vienne, 3 novembre 1814 (F. 3. 4523 ad 3565:.
Rapport à HAGER
j'opinion des Princes allemands sur le Congrès. La Russie et la Prusse d'accord pour pousser l'Autriche sur l'Italie et avoir les mains libres en Saxe et en Pologne. Mot de Talleyrand au prince Eugène. Le Prince royal de Bavière chez Talleyrand. L'altercation entre Alexandre et Metternich et le mot de Tettenborn.
Les princes allemands, forts mécontents de Metternich dont
1. Cf. d'Angeberg, 376, Avertissement relatif à la présentation et à la vériàtion des pleins pouvoirs des Ministres Plénipotentiaires au Congrès de fienne en date du !•' novembre 1814.
ils se méfient, croient tous qu'on se séparera sans avoir rien ■ fait d^utile. On pense en général que la Prusse et la Russie | se sont mises d'accord pour aiguiller la politique de l'Autriche vers l'Italie où les troubles qui y ont déjà éclaté et les difficultés certaines avec Naples lui donneront du fil à retordre, pendant que les deux Puissances mettront à exécution leurs programmes et leurs projets en Saxe et en Pologne.
Talleyrand a dit ces jours-ci au prince Eugène ;« Le dîner sera bientôt fini et je crains fort qu'il n'y ait des coups de canon au dessert. »
Les Bavarois partagent ses idées et ses craintes. Le Prince^ Royal a eu hier avec Talleyrand un entretien qui a porté sur 'f l'explication violente qui a eu lieu entre Alexandre et Metternich(l).
Tettenborn a dit : « Mon Empereur ne peut pas souffrir Metternich. 11 lui a dit son fait et a réglé son compte avec lui. »