‹ Les dessous du Congrès de Vienne; d'après les documents originaux des Archives du Ministère Impérial et Royal de l'Intérieur à VienneChapitre 59 sur 842 · s. 1. 26 juillet 1814 (F. 1. ad · texte numérisé non relu

s. 1. 26 juillet 1814 (F. 1. ad

ENGESTROEM à HEGARDT (à Vienne) {intercepta en allemand).

(Analyse).

Gravité de la situation. Les exigences du prince Christian. Dernières tentatives de conciliation et les articles du Beobachter .

Arrivée du roi le 20 au soir, de la reine le 24. Impossibilité d'accepter les propositions du prince Christian tendant à une renonciation à la Norvège. Ordre donné à l'armée suédoise de commencer les hostilités. Les quatre commissaires tentent aujourd hui une dernière démarche auprès du prince Christian (5).

1. Frère du roi de Saxe auquel il succéda en 1321 et beau-frère de l'Empereur François dont il avait épousé la sœur aînée, Marie-Thérèse.

2. Consalvi (cardinal) (1757-1824). Secrétaire d'Etat de Sa Sainteté le Pape et plénipotentiaire de Pie Vil au Congrès de Vienne.

3. Délia Genga (Annibal, Mgr) (1760-1829) Pape de 1323 à 1829 sous le nom de Léon XIl. Envoyé à Paris un peu avant Consalvi, il y tomba malade et était encore fort souffrant au mois d'octobre 1814.

4. Severoli (Mgr) Nonce apostolique à Vienne depuis 1802. Il n'en partit qu'en 1817 lorsqu'il eut obtenu la pourpre cardinalice.

5. Fils du prince Frédéric de Danemark et cousin du roi Frédéric VI (fils et successeur de Christian VII, né en 1768, régent en 1785, roi en 18 auquel il succéda en 1839 sous le nom de Christian VlII. Gouverneur de

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Ordre de rectifier ce qui a paru dans le Beobachter du 7 v[ du 9 (1) à propos du prince royal (Bernadotte) et de sa femme, de la conscription et du mécontentement de la noblesse en Suède.

,50. Vienne, 3 août 1814 (F. 1. ad 3565).

BERNSTORFF à ROSENCRANZ {intercepta en français) {Analyse).

^'Autriche profitant de l'éloignement d'Alexandre essaye de se rapprocher de la Prusse. Instructions données à cet effet au comte Zichy. Les indemnités à offrir au roi de Saxe. La princesse Elisabeth de Saxe et Alexandre. Le duc de Saxe-VVeimar refuse de paz'ticiper au partage de la Saxe.

Il va à Baden tant pour se rétablir que pour se renseigner d'autant mieux que le prince de Metternich est, lui aussi, sur e point de s'y rendre et lui a « promis l'accès le plus libre uprès de lui ».

« Une conversation confidentielle que je viens d'avoir avec e prince de Metternich m"a fourni de nouvelles preuves que la Heur de Vienne est en ce moment un peu plus contente de la i*russe, qu'elle met tous ses soins à se rapprocher de cette missance et qu'elle a jugé devoir mettre à profit la suspen- (ion des négociations et Téloignement de l'Empereur Alexan- Ire pour combattre en attendant à Berlin l'ascendant trop prépondérant que ce souverain s'est arrogé sur les résolutions jI la inarche de la Cour de Prusse. »

Norvège, dont il fut même proclamé régent, il essaya en vain de s'opposer lUX volontés des alliés. Par la convention de Moss (14 août) la Norvège fit sa oumission et le 4 novembre, moyennant le maintien de sa constitution et le son autonomie, elle accepta pour souverain Charles Xlll roi de Suède. Christian Vlll régna sur le Danemark de 1839 à 1848. l. D'après un article publié par le Beobachter du 7 juillet et tiré d'une orrespondance de Copenhague de VAllgemeine Zeitung du 7 juin, on parlait iu prochain mariage de Bernadotte avec une Française de sang royal et d« ion divorce avec sa femme qui resterait en France et y vivrait sous le nom le comtesse de Gothland. Le numéro du 9 juillet empruntait à ce même jourlal une autre correspondance de Copenhague en date du 14 juin attribuante bernadotte le projet de lever les jeunes gens de 16 à 20 ans, mesure qui auait provoqué un mécontentement général et augmenté encore celui de la noîlesse déjà fort hostile à l'annexion de la Norvège.

Il paraît que le comte Zichy (1) est instruit à cet effet d'entrer dans des explications avec le prince de Hardenberg.

J'ai de nouveau lieu de croire que l'idée de dédommager le roi de Saxe par les trois Légations ne sera de nouveau mise en avant qu'après que tous les moyens de détourner le roi de Prusse de l'agrandissement projeté auront été épuisés.

Les amis de la Saxe se promettent peut-être trop légèrement des effets avantageux d'un entretien que la princesse de Saxe a su se ménager avec l'Empereur de Russie à Leipzig.

Le duc de Weimar a fermement refusé de partager les dépouilles de la Saxe ou de renoncer, à quelque prix que ce fût, à ses droits éventuels.

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