‹ Les dessous du Congrès de Vienne; d'après les documents originaux des Archives du Ministère Impérial et Royal de l'Intérieur à VienneChapitre 747 sur 842 · Vienne, 30 novembre 1814 (F. 5. 4907 ad · texte numérisé non relu

Vienne, 30 novembre 1814 (F. 5. 4907 ad

Comtesse de REGHBERG à son père (à Ratisbonne) (intercepta

(en français)'

La solution de l'affaire de Saxe remise en question et ajournement probable pour cette i-aison du départ des Souverains.

Ce que je vous avais dit dans ma dernière n'était pas sans fondement. On paraissait se rapprocher. Les propositions extrêmement modérées, qu'on avait faites de la part d'ici, faisaient espérer un arrangement. Il s'agissait de conserver non un Royaume, mais un Duché de Saxe qui devait compter de 5 à 600.000 âmes.

La Prusse même avait paru vouloir céder. On en désespère aujourd'hui de nouveau. Le Roi croit s'être engagé vis-à-vis de la nation saxonne à soutenir son intégrité et paraît ne pas vouloir souscrire à un partage. D'ailleurs il était bien douteux que le Roi de Saxe eut consenti à cet arrangement.

On croit dans le public que la réunion des Souverains touche à sa fin. On veut savoir qu'Alexandre a donné les ordres que ses équipages soient prêts le 15 décembre. Cependant la tournure des affaires et quelques propos du Roi de Prusse paraissent émentir cette croyance.

►1. Londres, 6-18 novembre 1814 (F. 5. 4907 ad 3565).

(EVEN à NESSELRODE (intercepta) (en français) (analyse).

opérations militaires en Amérique. Effet produit en Angleterre par les arrestations faites à Paris. Conseil donné à Louis XVIII.

[Confirmation du désastre de la flotte anglaise sur le lac

lamplain (1).

< Je ne vous laisserai pas ignorer que les récentes arresjrtions à Paris (2) ont causé quelque alarme dans le cabinet.

Cf. pour l'affaire du lac Champlain, Annual Rkgister, Ifili. Appeiidix to ■^hronicle (pages 215-218), le rapport du capitaine Pring au Gommodoie Sir l.-L. Yeo, en date de Champlain le 12 septembre 1814. 2. Pour les arrestations, leur caractère et le rôle joué par le général Du-

f, cf. la dépêche de Boutiaguine à Nesselrode de Paris 8 novembre (Polovt- , I. 113^

Cette alarme, ainsi que l'intérêt que cette Cour prend à la cause du Roi de France, se manifeste dans l'avis, que je sais avoir été donné par le Gouvernement Britannique à Sa Majesté Très Chrétienne, d'éviter de tenir la famille royale réunie à Paris, mais de faire résider alternativement les princes dans différentes parties du Royaume. Cette mesure obvie au danger d'exposer la dynastie régnante dans le cas de quelque catastrophe à Paris ».

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