Jouffroy, agent diplomatique de Prusse à Stuttgart
qui gémissant sous le despotisme de leur roi, soupirent après un état de choses susceptible de mettre un frein à des actes arbitraires. Aussi désire-t-on ici le rétablissement des Etats. Je crois ne pas me tromper en avançant que la nation Souabe attend à cet égard tout des lumières et de la haute sagesse de Votre Majesté, surtout depuis que l'on sait que Ses Ministres ont insisté au Congrès pour que, non seulement les Puissances de l'Allemagne de premier ordre aient une voix décisive dans les négociations pour le règlement des affaires germaniques, mais que même tous les princes allemands j soient entendus. Cette nouvelle a fait ici l'impression la plus favorable et augmenté l'admiration que Ton porte généralement à l'Auguste personne de Votre Majesté.
1060. Madrid, 13 novembre 1814 (F. 5. 4800 ad 3565).
WERTHER à HARDENBERG (intercepta) (par la police)
(analyse).
A propos du changement de ministère, de la nomination de Cevallos (l) devenu premier Ministre. Détails sur l'évêque de Santiago (Musquiz) (2), toujours en faveur bien qu'ayant trempé dans l'affaire de l'Escurial et ayant été arrêté du temps des Cortes pour avoir eu des relations et des connections avec Joseph.
La mission donnée au général Castanos (3) d'aller inspecter les places de Catalogne semble être l'équivalent d'une disgrâce ou d'un exil, puisque Castaûos n'est pas ingénieur. Castanos a réclamé et le Roi a annulé l'ordre.
1. Cevallos (1764-1838), neveu par alliance du prince de la Paix, ministre des Affaires étrangères d'Espagne, il jouit après la restauration de Ferdinand VII d'une grande influence que lui fit perdre son opposition au mariag» du Roi avec une infante de Portugal. Sa disgrâce fut dissimulée par des ambassades à Naples et à Vienne.
2. Ministre espagnol, il participa aux scènes qui se déroulèrent à l'Escurial à partir du 27 octobre 1807, amenèrent d'abord la saisie des papiers, puis l'arrestation du prince des Asturies, provoquèrent celle des ducs de San Carlos et de l'Infantado et du chanoine Escoiquiz. Musquiz était un des hommes d'Etat espagnols qui accompagnèrent en avril 1808 Ferdinand VII lorsqu'il alla à la rencontre de Napoléon.
3. Castanos (généi'al, duc de Baylen) (1753-1852). Le vainqueur de Dupont
l'ouverture du congrès. — LA SAXE ET LA POLOGNE 683
1061. Paris, 4 décembre 1814(F.5. 4800 ad 3565).
OELSEN à HARDENBERG (intercepta) (en français).
Les commissaires anglais s'attendent à recevoir tous les jours un refus ou une réponse évasive sur leur réclamation relative aux rentes viagères qu'on reconnaîtra, mais rien que comme tiers consolidé en se basant du reste sur les clauses du traité de Paris (1).
Wellington peste tout le temps, mais la commission anglaise n'enapas moins loué un hôtel qu'elle paye 15.000 francs par an.
1062. Paris, 5 décembre 1814 (F. 5. 4800 ad 3565).
ALFIERI (2) à SAINT-MARSAN (intercepta) (en français). Idées et ouvertures à propos de Gênes.
On m'a parlé ici de la nécessité de s'entendre par rapport au port franc pour combiner les mesures à adopter, qu'un intérêt commun dit-on sollicite, et on doit m'entretenir là-dessus. Je soupçonne qu'on voudrait absolument nous diriger. Mais je pense que les bases en seront établies dans l'arrangement qu'on fera chez soi. Je saisis du reste toutes les occasions pour insinuer combien il est indispensable de ne pas oublier l'importance de l'opinion dans ces temps-ci et de chercher à la diriger et non à la heurter de front et tout ce qu'on devra faire dans un pays qui n'avait pas d'ancien devoir à remplir envers nous et où il faudra fermer parfois les yeux et se contenter de démonstrations apparentes pour s'assurer d'en avoir de réelles avec le temps nécessaire pour habituer à un régime, contre lequel l'intérêt particulier doit indubitablement donner des préventions. Combien faudra-t-il ensuite bien réfléchir aux
à Baylen. Complètement battu par Lannes à Tudela, il se distingua un peu plus tard à Vittoria. Président du Conseil de Castille en 1825, il se retira des affaires en 1833, mais reparut dix ans plus tard à la chute d'Espartero et fut tuteur d'Isabelle.
l.Cf. Articles XVIII, XIX, XX, et XXI du traité de Paris.
2. Alfieri di Sostegno (Charles-Emmanuel marquis), ministre de Sardaigne à Paris. Le môme qui en 1824 (le 16 décembre) fit signer à Charles-Albert la déclaration, dort les termes avaient été arrêtés à Vérone entre Charles-Félix et Metternich et grâce à laquelle le prince put rentrer en Piémont.
choix qu'on fera pour ce pays s'il nous échoit en partage, d'où dépendra encore de le voir réuni plus que géographiquement.
1063. Paris, 5 décembre 1814 (F. 5. 4800 ad 3365).
ALFIERI à CASTELALFER {intercepta) (en français) (Sous couvert à Saint-Marsan).
Prétendue conspiration contre Louis XVIII. Excès de mesures de précaution. Changement de Ministres. Dupont, Soult, d'André. Raffermissement du crédit de Talleyrand.
Une prétendue conspiration pour enlever le roi a donné lieu ces jours passés à des mesures extraordinaires de surveillance, notamment le soir où il est allé au théâtre de FOdéon, très sagement, malgré qu'on eût fait l'impossible pour l'en détourner. Beaucoup de troupes ont été mises en mouvement ce jourlà. Heureusement tout porte à croire que c'était sans fondement et dès lors il aurait mieux valu en moins parler, cela étant toujours préjudiciable à un gouvernement qui doit s'affermir et ne pas admettre des chances qui puissent si aisément le rendre vacillant, comme il ne doit pas l'être et ne le sera pas. Ce sera toujours le plus sage.
Voilà trois ministres de changés. On s'attendait à voir le général Dupont retiré du département de la Guerre et pas trop à y voir le maréchal Soult (1) qui, du reste, passe pour fort habile pour organiser une armée. On ne sait que dire du nouveau ministre de la Marine à qui on peut adapter' la maxime de notre chevalier Coronitto. On dit du bien de M. d'André, tout en observant que le Constitutionnel et le Parlementaire jouent toujours et presque seuls un grand rôle.
La conduite du prince de Talleyrand à Vienne, où on se flatte qu'il a redressé bien des affaires en faisant jouer un rôle très noble à son souverain, lui a acquis de nouveaux droits à la considération et paraît avoir raffermi son crédit. Il paraît que différentes places qu'on a offertes au général Dupont ne lui ont pas paru à sa convenance.
1. Soult à la Guerre, d'André àla Police, Beugnot à la Marine. Cf. Jaucourt à Talleyrand, Paris, 4 décembre 1814. (Correspondance de Jaacourt avec Talleyrand, page 106.)
l'ouverture du congrès. — LA SAXE ET LA POLOGNE 685 1064. Paris, 4 décembre 1814 (F. 5. 4800 ad 3565).
GROTE à MUNSTER {intercepta) (en français).
La conspiration contre Louis XVIH. Le général Dufour. L'esprit public. Calme momentané. Le roi, Monsieur et sa séquelle. Les Jacobins de la rive gauche du Rhin. Talleyrand et la Besnardière les confondent avec le Tugendbund. Nouvelles de Coblence. Le Tagendbund et son état actuel. Fermentation des esprits en Prusse.
Il n'est plus question ici de la conspiration. Le Gouvernement n'en a soufflé mot et dans le public on raconte toutes sortes de choses. 11 est certain cependant que le général Dufour (1) voulait agir pour Bonaparte. Plus calme depuis dix ou quinze jours, l'esprit public laisse toujours à désirer et le mécontentement ne diminue pas, mais on est plus patient. Personne ne veut se mettre en avant. On attend, et chacun espère qu'un autre prendra la direction du mouvement et donnera le signal. Le temps passe ainsi et je crois maintenant que tout finira par se tasser. Peut-être quelqu'un qui n'a plus rien à perdre risquera-t-il un coup ? Mais la police le découvrira sans peine parce que le manque d'argent contrariera tout. Mais pas de guerre, et puis il faut surtout que le Roi vive encore quelque temps. Car Monsieur et sa séquelle est trop faible pour résister à la prêtraille et à tous ceux qui sont revenus avec eux et se proposent de tout remettre sur l'ancien pied. Rien qu'un essai dans ce sens amènerait une catastrophe.
Je me suis renseigné sur le soi-disant mouvement jacobin sur la rive gauche du Rhin et je suis en mesure d'affirmer qu'il n'en est rien. J'en ai parlé à Talleyrand avant son départ et j'ai vu qu'il confondait le Jacobinisme et le Tugendbund et qu'il parlait de faits remontant au temps de Bonaparte.
La Besnardière, auquel j'en ai parlé aussi, m'a dit: Les Jacobins et la Ligue de la Vertu, c'est la même chose. Le roi de Prusse est à la tête et M. de Stein sous lui.
Je lui dis ce qui pouvait peut-être y avoir poussé le Roi. Il
1 . Dufour (Georges- Joseph, général) ( 1 753-1835) , employé seulement à Tintérieurdepuis le 18 brumaire, il commandait en 1809 à Nantes lorsque Napoléon le releva de ses fonctions à cause de ses opinions républicaines. 11 offrit ses services à l'Empereur à son retour de l'ile d'Elbe, fut arrêté lors du retour des Bourbons et conduit à l'Abbaye où il fut détenu jusque vers la fin de 1816.
686 AUTOUR DU COiNGRÈS DE VIENNE
me répondit : « Que sais-je. On lui fait peut-être accroire que par là on le rendra peu à peu maître de l'Allemagne. >
J'en parlai encore à Bourgeot, chef de la division du Nord, et qui remplace maintenant son confrère La Besnardière.Tout ce qui a trait au Nord passe par ses mains, et il m'a affirmé qu'on n'avait rien reçu qui indique un pareil inconvénient. Enfin j'ai vu ces jours-ci un ami venant de Coblence, où il a passé plusieurs mois et qui m'a confirmé qu'il ne s'y passait rien au point de vue Jacobin. Il y a bien là quelques membres du Tugendbu7id,Tn.ais cela n'a aucune importance. Le Tugendbund n'a plus de raison actuellement et ne saurait avoir d'influence chez nous. Il y a peut-être pas mal de fermentation dans les cerveaux prussiens. Ils sont tellement congestionnés, croient si fort qu'ils ont délivré le monde qu'ils pourraient sous l'impulsion d'un rêveur, d'un hâbleur ou d'un illuminé, essayer de mettre en pratique ce qu'on leur dirait être la Régénération.
1065. Vienne, 17 décembre 1814 (F. 5. 4802 ad 3565).
HAGER à l'EMPEREUR Bordereau et rapport journalier du 17 décembre.
1066. Vienne, 16 décembre 1814 (F. 5. 4802 ad 3565).
©© à HAGER
La conférence des Huit. Les entrevues d'Alexandre et de François I". Un dîner chez Alexandre. On croit l'affaire de la Pologne arrangée.
Avant-hier conférence des Huit (1) et hier longue conférence entre les deux Empereurs. On espère qu'Alexandre cédera sur la Pologne et la Saxe.
Avant-hier, Alexandre avait invité Schwarzenberg et Wrede à dîner, mais pas Metternich. Il doit avoir aujourd'hui encore une conférence avec l'Empereur.
1. Cf. d'ANGEBERG,p. 527. Sixième protocolc de la séance du 14 décembre 1814 des plénipotentiaires des huit puissances signataires du traité de Paris.
l'ouverture du congrès. — LA SAXE ET LA POLOGNE 687
Hier on voyait tout en noir, aujourd'hui on est plein d'espoir. On dit que l'affaire de la Pologne est réglée. L'Autriche ne rentrerait pas en possession de Gracovie,mais aurait en revanche le cercle de Tarnopol. C'est La Harpe qui est auprès d'Alexandre le grand défenseur des Polonais, par cela même qu'il lui représente qu'il lui faut montrer au monde qu'il possède la fermeté, sans laquelle on ne saurait être un grand prince.
Hardenberg est resté le 15 une heure seul avec Alexandre, après un entretien auquel avaient assisté Stein, Gzartorjski et Gapo d'Istria et qui avait duré de 7 à 9 heures.
1068. Vienne, le 16 décembre 1814 (F. 5. 4801 ad 3565).
Rapport à HAGER
Le mariage projeté entre le prince royal de Wurtemberg et la grande-duchesse Gatherine semble être chose décidée.
1069. Vienne, 16 décembre 1814 (F. 5.4802 ad 3565).
Rapport à HAGER
Perquisitions chez Vernègues.
La perquisition faite le 14 chez Vernègues, pendant qu'il dînait chez Talleyrand et opérée en présence de M. de Zaremba, du sous-commissaire Siccard et grâce au concours de son propriétaire, M. von Traiger,n'a pas donné les résultats espérés.
On n'a pas trouvé un portefeuille qu'on cherchait et bien qu'on ait fouillé partout, on n'a rien découvert que des papiers
ken russe qui avaient déjà été vus. Tout avait été remis en ordre et en place lors de l'arrivée du frère de Vernègues.
1070. Vienne, 16 décembre 1814 (F. 5. 4802 ad 3565).
00 à HAGER (en français).
La Sagan et la Bagration à la solde de la Russie. Le départ probable des souverains.
On prétend toujours que la Sagan et la^Bagration sont toutes deux à la solde de laRussie, qu'elles sont des agents d'Alexandre, auquel elles rapportent tout ce qu'elles apprennent et qui fait les frais de leur train de maison.
Le roi de Wurtemberg part le 21, le roi de Danemark le 28 et Alexandre le 2 janvier.
1071. Vienne, 16 décembre 1814 (F. 5. 4802 ad 3565).
«^ .... à HAGER (en français).
^\ Les affaires de Pologne. Le nouveau projet d'Alexandre ' •* imaginé par La Harpe. ^
Palmella a affirmé en ma présence chez Miràrida, chargé d'affaires de Portugal, que la Russie ne veut pas se désister de ses prétentions sur la Pologne, malgré tous les efforts faits par l'Autriche. Il paraît cependant, d'après ce qu'a affirmé le marquis de Marialva(l), qu'Alexandre va présenter un nouveau projet imaginé par La Harpe.
1072. Vienne, 16 décembre 1814 (F 5. 4802 ad 3565).
à HAGER Destination donnée au général Doktoroff.
Le général Doktoroff (2) a dit hier soir au général Orurl qu'Alexandre venait de lui donner le commandement d'ur
1. Marialva (Don Pedro-José-Joaquin Vito de Menezes, marquis de), am bassadeur extraordinaire du Portugal en Russie, puis ambassadeur à Paris et en 1817 second plénipotentiaire auprès des puissances médiatrices entr l'Espagne et le Portugal à propos des différends causés par l'invasion de pays situés sur la rive gauche du Rio de la Plata.
2. Doktorow (Dimitri-Serguéiévitch) (1756-1816), page (1771), lieutenant régiment Séménoffski (1781). Blessé deux fois pendant la guerre de
corps de quatre divisions stationnées entre Brest et Bielostock, OÙ il aura son quartier général. Ce corps serait fort de 60.000 hommes.
1073. Vienne, 16 décembre 1814 (F. 5. 4802 ad 3665).
Nota ù IIAGER (en français).
Les Prussiens croient à la guerre. Avantages de leur alliance avec la Russie. Le plan di campagne. Moyens que la Prusse compte employer pour gagner l'Allemagne à sa cause. L'esprit public en Saxe. Caractère et conséquences de cette guerre.
Depuis la note officielle (1), par laquelle PAutriche doit avoir offert à la Prusse la basse Lusace avec Torgau et Wittenberg, proposition à laquelle le roi de Prusse a formellement refusé d'adhérer, tous les Prussiens de ma connaissance, qui entourent le roi et le prince Guillaume, m'ont dit que, quelque peu porté que soit le Roi par ses inclinations vers la guerre, ils ne pouvaient plus douter qu'elle aurait lieu. Les Prussiens^ se flattent que dciig cette guerre leur alliance avec la Russie serait extrêmemeiit intime et basée sur l'intérêt réciproque, tandis que les nôtres ^'auraient pas cet avantage ; que l'armée russe, renforcée de tous les moyens de la Pologne, agissant offensiveraent, nous serions obligés de leur opposer la plus grande partie de nos forces et que sur la frontière de Bohème on se contenterait de s'observer mutuellement, tandis qu'ils auraient leur grande armée contre la France. Ils se flattent que cette circonstance leur gagnerait l'opinion de la plus grande partie de l'Allemagne. Le Hanovre serait d'abord occupé. Ils comptent t^ sur la Hesse et même sur l'alliance avec le roi de Wurtem- !rg qu'ils croyent être décidément dans leurs intérêts. Du iste, ils espèrent que les autres petits Etats de l'Allemagne, toyant que le Congrès de Vienne n'a point eu de résultat, déjà
ide (1789-1790). Général-major (1797), général-lieutenant (1799). Se distin-
la à Diirranstein et à Austerlitz, blessé à Eylau, puis à Heilsberg. i^'énéral Tinfanterie en 1810, il assista à toutes les batailles de 1812, se disluigua sur-
)ut à Malo-Jaroslawetz, prit part aux batailles de Dresde et de Leipzig, mais
it se retirer du service pour raisons de santé après la prise de Hambourg. Rappelé à l'activité lors du retour de Napoléon de l'îis d'Elbe, il reçut le
)mmandenient de l'aile droite de l'armée russe en marche sur Paris.
1. Cf. d'AiNGEBERG, 505-510. Note du prince de Metternich au prince de Har-
Baberg (10 décembre 1814;.
grandement indisposés contre le Gouvernement de leurs princes, sentant que la guerre actuelle doit décider si la Prusse ou l'Autriche sera l'arbitre de l'Allemagne, se tourneront plus facilement vers la Puissance dont la Constitution est la plus libérale et répond le mieux à l'esprit du siècle. Le gouvernement prussien, qui travaille à cette Constitution, veut la publier et l'introduire au moment de la guerre.
Quant à l'esprit de la Saxe, ils avouent que le militaire et la noblesse sont contre eux, mais ils comptent sur le peuple et les progrès de la Secte (1). Ils voient dans la guerre qui éclatera une lutte entre la démocratie et Taristocralie et pensent que par la nature des choses la première doit être victorieuse. Les modérés disent donc que cette guerre déciderait du sort de l'Allemagne entre la Prusse et l'Autriche, les Sectaires déterminés, qu'il serait possible que par des causes que les événements feraient naître et que, l'on ne saurait calculer d'avance, tout fût bouleversé et ils prétendent avoir de nombreux partisans en Bavière.
1074. Vienne, 18 décembre 1814 (F. 5. 4803 ad 3565).
HAGER à l'EMPEREUR (Bordereau et rapport journalier du 18 décembre 1814).
La lettre interceptée de Golovkine. La mission de Wolkonsky à Naples et celle de Malczewski à Varsovie.
Il lui signale une lettre énigmatique de Golovkine à Stein, dont Metternich pourra peut-être donner l'explication. Il serait, d'autre part, intéressant de savoir ce qu'il j a de vrai dans le bruit de l'envoi de Wolkonsky à Naples à Murât et du major Malczew^ski (2) à Varsovie.