‹ Les dessous du Congrès de Vienne; d'après les documents originaux des Archives du Ministère Impérial et Royal de l'Intérieur à VienneChapitre 87 sur 842 · Lemberg, 22 août 1814 (F. 1. ad · texte numérisé non relu

Lemberg, 22 août 1814 (F. 1. ad

FESTEiNBERG à HAGER (en français) (Analyse).

J'ai su la veille au soir chez le comte Potocki que l'Empereur Alexandre avait décidé de partir pour Vienne vers la miseptembre (1).

1. Le même agent confirmait ce renseignement une dizaine de jours plus tard, et le 4 septembre il écrivait à Hager qu'il» avait su par la comtesse Tolstoï, qui vient d'arriver (à Lemberg) que le Tzar partira pour Vienne le 13 septembre ».

La comtesse Tolstoï femme du grand maréchal du Palais, née princesse Bariatinska. Sa mère était de la famille des Holstein et cousine germaine de Catherine II.

S3. Vienne, septembre 1814 (F. 1, ad 3565).

FREDDI à HAGER (en français).

La police particulière du nonce. Les promesses d'appui de Saint-Marsan, Stackelberg et Humboldt. Les offres de service du père du prince de Metternich. Le double jeu du prince de Metternich. Les singulières déclarations de la Tour du Pin. L'animosité du Nonce, du cardinal Pacca et du pape contre Metternich.

Le capitaine Ferrari et les nommés Gellini et Sartori, sont les trois individus qui renseignent secrètement le Nonce {Mgr Severoli). C'est en revanche un protestant (1), dont la femme s'est récemment convertie au catholicisme, qui l'informe des événements plus importants.

Le nonce a déjà fait savoir au Cardinal Pacca que Saint- Marsan, Stackelberg et Humboldt lui avaient déclaré qu'ils avaient ordre de soutenir les justes revendications du pape. 11 a un peu plus tard parlé au cardinal de ses conférences avec Metternich, dont le père, quoique franc-maçon, lui a offert son intervention et lui a promis de mettre tout en œuvre pour que l'Etat de l'Eglise rentre dans les limites qu'il avait avant le traité de Tolentino. Metternich lui-même avait protesté de l'intérêt qu'il portait à la cause du Saint Siège et de son désir de voir le Pape rentrer dans la pleine possession de ses Etats. Quel ne fut pas l'étonnement du nonce apostolique ensuite, quand il apprit de Saint-Marsan, qu'ayant eu là-dessus une explication avec le prince de Metternich, celui-ci lui avait annoncé d'un ton ferme que les trois Légations devaient entrer dans la balance des indemnisations à donner à des princes qui ont mérité les suffrages des puissances alliées.

Quand le nonce apostolique informa sa Cour de cette communication secrète de M. de Saint-Marsan, il ne put contenir sa bile contre Metternich, l'appelant au sens d'un journal appelé L'Ambigu, le Comte de la Balance.

Le nonce apostolique fonde beaucoup d'espoir sur la France, annonçant à sa Cour qu'il avait eu de longues entrevues avec le ministre, M. de la Tour du Pin, qui au nom de son roi Tas-

1. On sut un peu plus tard que cet individu était l'un des secrétaires {Hofsekrelar) de la Chancellerie d'Etat, dont il sera encore question plus loin, un certain Schlegel.

surait qu'on ne voulait pas laisser agrandir TAutriche aux dépens des autres, et que malgré les changements arrivés, les intérêts des peuples et l'indépendance de TEurope commandaient à la France de brider cette orgueilleuse maison d'Autriche.

Après une longue énumération des causes et des faits, après le vœu manifesté par la Cour de Rome, le nonce convint que la chute du prince de Metternich serait l'unique remède aux malheurs dont TEglise est menacée par la toute puissance de ce nouveau Stilicon (ce sont ses propres mots) et par la dangereuse influence qu'il a dans les conseils de l'Empereur. Il se nourrit du doux espoir d'y réussir, comme il l'a écrit dernièrement au cardinal Pacca.

Le cardinal Pacca avait déclaré au nonce apostolique, au nom du Saint Père, que Sa Sainteté dorénavant voulait parlar chiaro à l'Empereur et que le temps de l'indulgence est passé. La récente résolution de Sa Majesté, qui soumet aux évêques la censure des livres ecclésiastiques et ascétiques, est un acheminement à détruire la machine impie construite par Joseph IL

7 septembre 1814.

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