‹ Les dessous du Congrés de Vienne (volume 2)Chapitre 182 sur 816 · Vienne, 39 septembe 1814 (F. i.3894 ad · texte numérisé non relu

Vienne, 39 septembe 1814 (F. i.3894 ad

Sch...à HAGER.

Solmi-Laubach prétend que Metternich et Hardenberg se seraient mis d'accord sur les propositions à faire aux princes médiatisés.

D'après les dires du comte de Solms-Laubach, Metternich et Hardenberg seraient d'accord sur les principaux points, mais on aurait établi un projet relatif aux princes médiatisés qui leur serait moins favorable que le projet prussien.

1. Allusion à la répression de la révolte des troupes saxonnes.

LES PS£LIHINAIRB9 ET LES AJOUBHEIIBKTS DU CONGRÈS 103 9. VienuB, IV sepUmbre 1814 (F. l.SSM id »Mi).

Il serait utile àe faire surveiller le conseiller secret bavarois Bœhnen (i ), très lié avec Montgelas et Wrede et très probable* mentragent secret de Montgelas. Bœhnen est l'ennemi personnel du roi de Wurtemberg. C'est un grand agitateur et tripoteur. Il a hérité d'une grosse somme de la duchesse de Wurtemberg (alias Comtesse Hohenheim), dont sa Femme est la nièce et est très intime avec la princesse Colloredo Mansfeld.

Le comte de Solms et le comte Degenfeld ont l'air radieux. Us disent que l'afToire des médiatisés va bien.

2e, 39 eepUmbre 18U (F. ].3bft4 ad 3ieS). â HAGER.

Wrede el Koch. — Lei Médiatiséi. — L'Autriche et les a alIemaDds. — Le* difTêrentes cutislellations en Allemagne. Les ambasBadci russes et pruisiennos.— T«lleyraDd,'Dalberi;, Casllereagh, Salmour, Saint- Harsin. — Les rois de Wurtemberg et de Bavière.

Le conseiller de légation bavarois von Koch a été placé auprès du Maréchal Wrede en qualité de faiseur et de souffleur {sic).

Les Médiatisés s'attachent, presque à l'unanimité,;» l'Autriche et veulent grâce à sa protection briser, ou en tout cas relâcher les liens qui les tiennent sous la coupe des nouveaux souverains. Ceux-ci, qui soit depuis 1805, soit depuis 1809, ont organisé leurs gouvernements, qui ont signé des traités de paix et d'alliance, ne veulent se laisser arracher ni laisser imposer quoi que ce soit autrement que de gré à gré. De là, des luttes, des froissements : a) des grandes puissances entre elles ; b) des puissances de deuxième et troisième ordre, d'une part, contre les

ir Bœhnen fourni par GcEbausen à

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puissances prépondérantes, de l'autre, entre elles ; c) des Médiatisés et des tout petits gouvernements contre les puissances de deuxième et de troisième ordre.

Cela posé, et d'après les idées qu'émettent les représentants de ces différents princes quand ils sont entre eux, voici quelle est la situation :

La Bavière et le Wurtemberg se détestent franchement, les rois et les ministres et tout le reste. Il en est de même pour la Prusse et la Bavière.

Le baron Linden, représentant du Wurtemberg, est personnellement en assez bons termes avec Humboldt qui lui fait parfois quelques confidences.

Bade, Darmstadt et Nassau se tiennent par la main. Le baron Hacke, le ministre de Bade, est assez bien renseigné, 1* par la Russie, 2* parSchœnborn-Stadion, Kerpen(l), Kinsky et autres parents qu'il a à Vienne. Il est Tintime du comte de Rechberg qui lui dit tout ce qu'il sait.

Les Missions prussiennes ont de nombreuses et excellentes sources d'informations à Vienne. Les diplomates russes et prussiens semblent être absolument d'accord et travailler de concert.

Talleyrand a Tair de n'employer Dalberg que comme espion et comme secrétaire. 11 paraît vouloir tout régler avec lord Castlereagh.

Le comte Salmour est l'inséparable de Saint-Marsan, le ministre de Sardaigne.

Le roi de Wurtemberg était allé se promener en voiture hier après-midi au moment de l'arrivée du roi de Bavière.

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